Antioche à l’Espace 93

Le 28 janvier 2020, les 2nde théâtre, les 1G2 et les élèves de l’atelier théâtre ont assisté à la représentation d’Antioche de Sarah Berthiaume à l’Espace 93.

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Antioche de Sarah Berthiaume / D.R. Espace 93

Accompagnés de Mme Lépy, Mme Benamer, Mme Plaquet, Mme Routis, Mme Leal et Mme Méneret, les élèves ont découvert la pièce Antioche interprétée par une troupe québecoise à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Sarah Berthiaume, la metteuse en scène s’est librement inspirée de la célèbre tragédie Antigone de Sophocle.

Jade a 16 ans et est en pleine quête de sens, coincée entre une mère absente et sa meilleure amie, Antigone, en révolte constante. Elle se réfugie alors sur les réseaux sociaux et développe une relation avec un jeune homme qui semble connaître la vérité sur le sens de la vie. De manière insidieuse, elle se radicalise et décide d’aller le rejoindre à Antioche, en Turquie…

Entre comédie et tragédie, Sarah Berthiaume dresse le portrait de trois femmes révoltées. Conflits intergénérationnels, envie d’ailleurs, transmission des valeurs sont des thématiques prégnantes de cette pièce où les personnages sont en quête d’un idéal de vie.

Angels in America à la Comédie-Française

Le 26 janvier 2020, les élèves de terminale de l’atelier théâtre, Mme Trajan et Mme Méneret ont assisté à la représentation d’Angels in America à la Comédie-Française.

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Angels in America mise en scène par Arnaud Desplechin / D.R. La Comédie-Française

Ce dimanche 26 janvier, les élèves ont eu l’opportunité de découvrir la prestigieuse salle Richelieu de la Comédie-Française située dans le 1er arrondissement de Paris. Ils ont assisté à la représentation de la pièce mythique Angels in America de Tony Kushner, mise en scène par Arnaud Desplechin.

Adaptée à la télévision et à l’opéra, la pièce se déroule aux États-Unis entre 1985 et 1990 sous la présidence de Ronald Reagan. Grâce à une mise en scène exceptionnelle qui emprunte du cinéma et du cabaret, les personnages se croisent et se mêlent entre politique, histoires intimes et religion dans une société américaine fortement touchée par l’épidémie de sida. On y suit Roy Cohn (Michel Vuillermoz), avocat véreux, bras droit de McCarthy, homophobe et raciste qui renie son homosexualité et sa maladie jusqu’à sa mort en 1986. Joe Pitt (Christophe Montenez) est quant à lui un jeune avocat mormon, marié à Harper Pitt (Jennifer Decker), femme psychotique et accro au valium. Il découvre son homosexualité avec Louis Inronson (Jérémie Lopez), lequel quitte Prior Walter (Clément Hervieux-Léger) lorqu’il apprend la maladie de son compagnon. D’autres personnages apparaissent de manière récurrente tel Belize (Gaël Kamilindi), l’infirmier drag-queen, ou le fantôme d’Ethel Rosenberg (Dominique Blanc) qui vient hanter les pensées de Roy Cohn.

D’une pièce qui dure à l’origine 7h, Arnaud Desplechin parvient en 3h à être fidèle à Tony Kushner dans une mise en scène dynamique située entre le réel et le fantastique, et faisant écho avec notre monde contemporain.

 

Eclipse au théâtre de l’Aquarium

Le mardi 7 janvier 2020, les élèves de l’atelier théâtre de Mme Pellan et Mme Méneret ont assisté à la représentation de la pièce Eclipse de Katja Hunsinger au théâtre de l’Aquarium.

Un soir d’été, une jeune femme évoque son frère mort-né. Perdue, elle éprouve un sentiment de manque et souhaiterait pouvoir échanger avec lui. Miraculeusement, lui apparait, tel un fantôme, le chanteur italien Luigi Penco, suicidé d’une balle dans la tempe en 1967. Il accepte d’incarner son frère à condition que celle-ci joue, le temps d’un spectacle, toutes les femmes de sa vie. Elle sera alors la chanteuse Dalida, puis l’actrice Stefania Sandrelli mais également la mère de Tenco. A la plus grande surprise de tous, le vrai frère, devenu musicien aguerri, prend part au jeu.

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D.R. Jean-Louis Fernandez

Incarnée par un trio d’acteurs talentueux, cette pièce musicale est une introspection sur l’absence et sur les conditions de vie de l’artiste. Bien que les élèves se soient parfois perdus dans les nombreux personnages, ils ont été réceptifs à la pièce et ont particulièrement apprécié le jeu des acteurs. Voici un florilège de leurs critiques :

 » La pièce était drôle et parfois émouvante » – Mélissa

« Jeu excellent et acteurs charismatiques » – Adriano

« Lien très intéressant avec la musique » – Destan

 » L’histoire était originale et les comédiens jouaient incroyablement bien, avec une facilité à changer de rôle super rapidement » – Kadidiatou

« Les acteurs avaient une belle voix et la musique était très bien interprétée » – Colette

« Les acteurs avaient beaucoup de talent. C’était merveilleux, magnifique. C’était un moment inoubliable » – Jenny

Les élèves sur la scène de l’Espace-93 !

Le 16 mai dernier s’est déroulé le « Nobel Show » : devant un public nombreux et enthousiaste, 136 élèves du lycée ont présenté les travaux qu’ils ont réalisés, au fil de l’année scolaire, avec leurs enseignants et assistants d’éducation.

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Ce jeudi-là, à l’Espace-93-Victor-Hugo, gracieusement mis à la disposition du lycée par la municipalité de Clichy, élèves et enseignants ont enchaîné répétitions, filage et accrochage des expositions. Tout devait être fin prêt pour l’arrivée des premiers spectateurs : pas question de décevoir les amis, les parents ou les enseignants qui feraient le déplacement ! Et puis, on attendait des invités de marque, puisque Monsieur Klein, maire de Clichy-sous-Bois, Madame Sicard, directrice adjointe aux Affaires culturelles, Madame Ozeray, proviseure, Madame Ferraz et Monsieur Beylot, proviseurs adjoints, seraient présents. Il s’agissait donc d’être à la hauteur !

Le travail des participants a porté ses fruits, car la soirée a été vraiment réussie. Après avoir été accueillis par des élèves de terminale ARCU (accueil-relations clientèle et usagers), sur leur 31 et on ne plus professionnels, les spectateurs ont pu admirer les créations imaginées par les élèves de Mme Routis pour le défilé Cultures & Création de Montfermeil, les panneaux réalisés par les germanistes de Mme Brinkmann pour retracer leur voyage à Berlin ou rendre compte de leurs échanges avec les joueuses d’un club  de football allemand,  les photographies prises par les élèves de M. L’Hôpital pour illustrer le thème « Reflet et Distance », les photomontages faits par les élèves de M. Kridane dans les cadre d’un projet pour apprendre à décrypter les infox (fake news) et les affiches consacrées au parcours sur Al Andalus, conduit pendant deux ans par Mme Lenoir et M. Guesdon.

Puis, après un discours d’ouverture prononcé par Madame Ozeray, et quelques mots du maire, qui a tenu à saluer les résultats du lycée au bac, le spectacle a commencé : représentations théâtrales, performances chantées et dansées, restitutions de voyages et projets d’arts visuels se sont succédé sur un rythme enlevé, au cours d’un spectacle orchestré avec brio par Farah et Ilayda, deux élèves de seconde, impeccables dans leur rôle de maîtresses de cérémonie.  A la fin, participants et spectateurs ont pu profiter du buffet que la municipalité avait eu la délicatesse de prévoir.

Un grand « Bravo ! » aux élèves, donc, et de vifs remerciements à l’équipe éducative du lycée Nobel et à la Ville de Clichy-sous-Bois pour cette mémorable soirée !

« L’Absence de guerre » à l’Aquarium

Le 31 janvier, les élèves de l’atelier théâtre, accompagnés de Madame Pellan, professeure de lettres en charge de l’atelier théâtre, et de Madame Bouger, professeure documentaliste, ont assisté à la représentation de L’Absence de guerre.

George_JonesL’Absence de guerre de David Hare © Marjolaine Moulin

« Un thriller politique shakespearien »

Le théâtre de l’Aquarium a programmé l’Absence de guerre dans le cadre de la saison 2018/19, intitulée « question de choix ». Présentée comme un « thriller politique shakespearien », la pièce de l’écrivain britannique David Hare plonge le spectateur au cœur d’une « campagne électorale haletante et sans pitié ». L’intrigue se situe dans l’Angleterre des années 1990, où des élections sont annoncées. Tous les sondages donnent le Parti travailliste, conduit par George Jones, largement vainqueur. Le candidat, interprété par Sidney Ali Mehelleb, est entouré de conseillers qui s’évertuent à élaborer une stratégie de communication visant à flatter les électeurs pour recueillir un maximum de voix. Mais le fossé se creuse entre stratèges pragmatiques et pures idéalistes, alors que les idées et le respect de la vérité passent au second plan : « Dire la vérité, tout simplement, ce serait magnifique… Mais les mots n’ont pas seulement un sens, ils ont aussi un effet… », regrette l’idéaliste George Jones. Les rivalités s’exacerbent au sein du parti, des trahisons se profilent et les médias soulignent les failles du candidat, scellant sa défaite.

« Une fable sur les sphères de la politique », selon Aurélie Van Den Daele

Pour écrire cette pièce, David Hare s’est largement inspiré de la campagne de Neil Kinnock, qu’il a pu suivre au plus près lorsque ce dernier, alors chef de file du Parti travailliste, faillit porter cette formation au pouvoir, en 1991. L’absence de guerre n’est pas un documentaire pour autant : la modifications des noms et les références à Shakespeare – Hamlet, Richard III et le Roi Lear – permettent à la pièce de dépasser cet ancrage historique pour dénoncer les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la démocratie : la forme – l’image médiatique – efface le fond -le débat politique -, et les intellectuels se voient exclus de la politique. « À travers cette pièce, j’ai eu envie de m’interroger sur l’évolution du monde politique depuis une trentaine d’années, sur la façon dont ce monde est tombé dans l’hyper-communication, dans la folie des sondages, dans le règne des phrases choc, de l’image au mépris des idées, du storytelling… » explique la metteuse en scène, Aurélie Van Den Daele.

« Une campagne électorale filmée comme un cauchemar » d’après Evelyne Trân (LeMonde.fr, 11 janvier 2019)

Aurélie Van Den Daele a opté pour une mise en scène haletante, qui restitue la pression subie par les personnages, et accentue le suspens quasi cinématographique de la pièce. Elle joue de la vidéo pour installer un dispositif reposant sur un principe de IN/OFF. Le spectateur voit simultanément le plateau et un écran. Le plateau donne à voir l’espace privé, le QG de campagne du parti et les discussions traditionnellement cachées aux électeurs. Sur l’écran, sont projetées des images filmées en direct par Julien Dubuc : images médiatiques de la campagne, tentations de trahison, fantasmes des personnages. L’ensemble, d’un dynamisme étourdissant, bouscule les codes de la représentation théâtrale pour placer le spectateur dans une situation d’inconfort et amener le citoyen à s’interroger.

Qu’en ont pensé les élèves ?

Assafouné a estimé la pièce « trop longue » avec « trop de nudité », mais aussi « absurde » et « drôle ». Elle ajoute avoir « aimé l’éloquence de George Jones ».

Pedre, lui, n’a « pas apprécié la mise en scène » : « il y avait trop de tabac » [les personnages fumaient en effet sur scène] et des « défoulements absurdes » de personnages au début. De plus, « la pièce était un peu trop longue ».

Morgane, elle, a « juste aimé l’ambiance de la pièce et l’idée de la télé, qui est assez originale ».

Rayanne est partagé : « Cette pièce de théâtre était très intéressante au début, avec des scènes d’euphorie et d’hystérie qui m’ont beaucoup plu. Mais plus la pièce avance, plus elle s’enferme et tourne en rond, ce qui est dommage et devient désagréable. Malgré tout, le sujet étudié est pertinent, et les thématiques de fond le sont aussi. Cette espèce de côté mafieux m’a plu, dans cet univers où les gens doivent être droits vis-à-vis de la loi. »

Atelier théâtre

Mme Pellan (professeure de lettres) et Mme Méneret (professeure-documentaliste) mettent en place un atelier théâtre hebdomadaire le mercredi de 13h30 à 15h ouvert à tous les lycéens.

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L’atelier théâtre est l’occasion pour les élèves de gagner confiance en eux et de travailler leur expression à travers un travail sur le corps, la voix et l’écoute de l’autre. Il a été créé pour répondre à une demande forte de la part des élèves.

La première séance a eu lieu le mercredi 9 octobre 2019 à 13h30 en salle de réunion.

Les élèves inscrits sont nombreux, de filières et de niveaux différents. Chacun est venu avec ses propres attentes quant à l’atelier :  développer la confiance en soi, pouvoir s’affirmer à l’oral, vaincre sa timidité, préparer l’option pour le baccalauréat, mais aussi s’amuser…

Chaque semaine, les élèves se prêtent aux exercices proposés par leurs professeures dans une ambiance décontractée. Après une courte séance de méditation, place à l’échauffement du corps et de la voix, stimulant l’esprit de groupe. La seconde partie de l’atelier est consacrée à différents jeux théâtralisés : apprendre à se connaître, improvisation, travail du texte…