Green Boys au festival Toiles sous Toile

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Le 18 novembre 2019, les élèves de 1G1 (spécialité « sciences économiques et sociales) et de 1G3 (spécialité « histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ») et leurs professeur.e.s (H. Balan, M. Benamer, P. Martin-Beuzart et M.B. Bouger) ont assisté à la projection de Green Boys d’Ariane Doublet, sous le chapiteau de la Fontaine aux Images à Clichy-sous-Bois. La réalisatrice était présente et elle a répondu volontiers aux questions des lycéens.

Une histoire d’amitié

« Je fais partie d’une association havraise, Des lits solidaires, qui organise l’accueil chez des particuliers de jeunes migrants arrivés en France. C’est ainsi qu’Alhassane est arrivé chez moi au mois d’août. J’habite un petit village de 300 habitants sur le littoral normand. C’est en cherchant des partenaires de foot pour Alhassane que nous avons rencontré Louka (1). » Voilà comment Ariane Doublet explique la genèse de son film, qui montre l’amitié des deux garçons : on les voit arpenter le Pays de Caux, pêcher, construire une cabane, discuter au hasard des rencontres…

Le parcours migratoire d’un jeune Guinéen

Mais le sujet de Green Boys, c’est aussi le parcours d’Alhassane, qui a quitté la Guinée Conakry seul, à l’âge de 14 ans, pour arriver au Havre, deux ans plus tard. Ce parcours est représentatif de celui de tous les migrants qui quittent l’Afrique pour rejoindre un pays d’Europe. Le jeune homme l’évoque par bribes : il a quitté son village de nuit, sans avertir sa mère, après avoir mis de l’argent de côté. Il a marché longtemps, occupant ici ou là des emplois précaires pour gagner de quoi survivre, pouvoir continuer sa route et payer les passeurs. Emprisonné en Libye, il a dû travailler sans être payé. Il a alors été approché par des passeurs qui lui ont fait quitter la Libye de nuit, dans une embarcation trop fragile pour supporter les courants et les vents de la Méditerranée. Secouru avec d’autres naufragés, il s’est trouvé enfermé dans un camp de migrants en Sardaigne, où il est resté six mois. Il reconnaît y avoir « perdu tout espoir », et se serait effondré si un « vieux Sénégalais » ne l’avait pas chaque jour forcé à se lever .

La rencontre avec Ariane Doublet

Alhassane a connu des jours difficiles à son arrivée en France. Après trois jours sans abri, il a été accueilli par des membres de l’association des « Lits solidaires » qui l’ont, dit-il, traité « comme leur propre fils ». L’aide de ces familles a été déterminante quand Alhassane a dû se battre pour faire reconnaître sa minorité, progresser en français puis trouver un stage, avec l’objectif de devenir mécanicien. Les élèves ont posé de nombreuses questions à Ariane Doublet qui leur a expliqué comment s’était déroulé le tournage du documentaire, les a renseignés sur le devenir d’Alhassane et de son amitié avec Louka, et leur a aussi parlé plus en détail de la situation des migrants en France.

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Ariane Doublet (à gauche) et Nathalie Joyeux (organisatrice du festival Toiles sous Toile) le 18 novembre.

 

Les Misérables de Ladj Ly

En décembre 2019, les élèves de 2nde1, 2nde9, 1G1 et 1G4 de Mme Hourlier (lettres) ont assisté à la projection des Misérables de Ladj Ly à la Bourse du travail de Bobigny.

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D.R. SRAB Films – Rectangle Productions – Lyly films

Juillet 2018, la France vient de gagner la Coupe du Monde de football. Les français sont réunis sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris pour fêter la victoire dans un esprit de camaraderie. Quelques jours plus tard, Stéphane (Damien Bonnard) entre à la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans la cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis. Il intègre l’équipe de Chris (Alexis Monenti) et Gwada (Djebril Didier Zonga), des expérimentés du métier. Sur fond de vives tensions entre groupes du quartier, les « bacqueux » sont à la recherche d’Issa (Issa Perica), un gamin soupçonné d’avoir volé le lionceau du cirque voisin. Dans un climat de violence avec les enfants de la cité, ils interpellent Issa et commettent une bavure filmée intégralement par un drone. Des faits qui vont mettre le feu aux poudres…

Avec ce premier long-métrage, Ladj Ly, originaire de Montfermeil, réalise un film coup de poing, sans parti pris, sur les conditions de vie et la réalité du quotidien dans les cités en France. D’ailleurs, les élèves, pour la plupart issus des cités de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, apprécient la justesse du propos et parviennent à s’identifier à l’image de la banlieue dépeinte par le réalisateur. La scène finale, magistrale, ouvre sur une citation de Victor Hugo qui ne laisse pas indifférent : « Il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs« .

 

Swagger au Festival Toiles sous Toile

Le jeudi 21 novembre 2019, les classes de 2GA, 2MEECC et 1MEECB et leurs professeur.e.s (Mme Sadaoui, M. Roumegoux, M. Luis, M. Vagba, M. L’Hôpital et Mme Méneret) ont assisté à la projection du film Swagger d’Olivier Babinet dans le cadre du Festival de cinéma documentaire Toiles sous Toile au chapiteau de la Fontaine aux Images de Clichy-sous-Bois.

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Swagger d’Olivier Babinet / D.R. Allocine

Swagger est un film documentaire qui nous transporte dans le quotidien de onze adolescents d’un collège situé au cœur des cités de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois. Leurs réflexions  percutantes, drôles et émouvantes révèlent des personnalités singulières. A travers des scènes de comédie musicale et de science-fiction, leurs paroles et leurs rêves prennent tout leur sens.

Un temps d’échange avec le réalisateur

Après la projection, les élèves ont l’opportunité de poser des questions au réalisateur, Olivier Babinet. Le film est particulièrement bien reçu par le public du chapiteau de la Fontaine aux Images. Des jeunes se sont identifiés aux personnages, à leurs difficultés, leurs angoisses mais aussi à leurs fantasmes.

Des élèves interrogent Olivier Babinet sur son choix de tourner à Aulnay-sous-Bois. L’idée de réaliser un long-métrage au collège Claude-Debussy est née suite à la mise en place d’ateliers de cinéma, puis d’une résidence de deux ans au sein de l’établissement. Durant cette période, le réalisateur prend le temps d’observer les jeunes et de découvrir des personnalités uniques et attachantes. Swagger est tout simplement une ode à l’adolescence, période marquée par le doute mais également par de nombreux rêves.

 

Petit paysan au Forum des Images

Cette année, la classe de 2nde2, Mme Trajan et Mme Méneret participent au projet Critweet mis en place par le Forum des Images. Retour sur la projection du film Petit Paysan le 30 novembre dernier.

Rendez-vous est donné à 9h au Forum des Images situé aux Halles, en plein cœur de Paris. Les élèves de 2nde2 assistent à la projection du film Petit paysan, premier long métrage d’Hubert Charuel, sorti en salles en 2017 et  récompensé de trois Césars en 2018 : meilleur premier film, meilleur acteur (Swann Arlaud) et meilleure actrice dans un second rôle (Sara Giraudeau).

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Nous suivons le parcours de Pierre, jeune agriculteur dans une exploitation laitière familiale. Sa vie s’écroule lorsqu’une de ses vaches contracte un virus qui n’est pas sans rappeler celui de la vache folle. Afin de garder l’ensemble de son troupeau, il décide de la tuer par ses propres moyens. Il cache la vérité aux autorités sanitaires ainsi qu’à sa sœur Pascale, vétérinaire.

S’ensuit un tas de questionnement : et si une autre vache contractait la maladie ? Et si tout le troupeau était contaminé ?

A la manière d’un thriller, le réalisateur nous entraine dans l’angoisse du personnage principal qui peut tout perdre du jour au lendemain (ses animaux et son travail). Au-delà de la réflexion sur le métier difficile d’agriculteur, le film nous pousse à méditer sur notre rapport aux animaux d’élevage. L’exemple du principe de précaution est parlant : celui-ci stipule que les autorités ont l’obligation de tuer l’ensemble d’un élevage alors même qu’une seule bête est contaminée. Bien que la décision puisse être légitime pour éviter un scandale sanitaire, ne relève t-elle pas également de l’absurde ?

La ferme d’hier à aujourd’hui

Frédéric Bas, enseignant et critique anime la séance de débat en se centrant principalement sur la vision de l’élevage et de l’agriculture dans le cinéma du début du XXe siècle à nos jours. Grâce à des extraits de films, il veut montrer la dichotomie prégnante entre le monde rural et le monde urbain, alimentée principalement par les préjugés.

Les 2nde2 reçoivent le film de manière très positive. Leurs remarques et questions sont très pertinentes et amènent à un débat constructif autour de l’industrialisation des exploitations agricoles et de la notion du bien être animal.

Dans la peau de critiques de cinéma

Jeudi 13 décembre 2018, Camille Brunel, journaliste et critique, accompagné de Lily Candalh Touta du Forum des Images, viennent au lycée afin de mener un atelier de critiques autour du réseau social Twitter. Pendant deux heures, Camille recueille les avis et remarques des élèves sur Petit Paysan et les encourage à faire des parallèles avec d’autres films (Matrix, Fast and Furious, Mowgli…). La dernière heure est consacrée à la prise en main de Twitter. Les 2nde2 structurent leur pensée et publient des critiques synthétiques sur #petitpaysan et #PPFDI. L’objectif est ensuite de pouvoir échanger avec les deux autres classes qui participent au projet. Les invité.e.s et professeures sont ravi.e.s de l’enthousiasme des élèves et de la qualité de leurs interventions. Sur Twitter, cela se traduit par des critiques pertinentes et originales.

 

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Les Seconde de l’option Arts visuels ont vu « Au revoir Là-haut »

Merci à Asmâa pour ce dessin !

Merci à Asmâa pour ce dessin !

Créer chacun un masque, mais aussi réfléchir sur les déclinaisons, la symbolique et les fonctions des masques : voilà le travail dans lequel sont engagés les secondes de l’option « arts visuels ».

Le 13 novembre dernier, ils ont assisté à la projection du film Au revoir Là-haut, d’Albert Dupontel, que l’Espace 93 a organisée dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale. L’un des héros de l’histoire est en effet une « gueule cassée » qui, la paix revenue, cache son visage détruit derrière les masques que ses talents artistiques lui permettent de réaliser. Malgré le réalisme cru de certaines scènes de guerre, et même si certains ont trouvé que le film manquait d’action, les élèves l’ont globalement apprécié.

Florilège de réactions :

« J’ai beaucoup apprécié le décor, le fond de musique et surtout les masques » (Ouahiba)

« Franchement, il [le film] a été parfaitement réalisé, j’adore » (Ketsia)

« Les scènes étaient super car, grâce au cadre, on s’y croyait » (Nathan)

« Je voulais à tout prix savoir la suite » (Linda) « J’ai vraiment aimé le fait que l’histoire soit triste et qu’on réussisse quand même à rigoler sur certains passages » (Sabri)

« Le film était instructif, il raconte la vie d’un soldat après la guerre, donc les conséquences que peut engendrer la guerre sur la vie des mobilisés » (Mohammed)

Les TL et Lycéens au cinéma

Claire Blasutig-Cotelle (Lettres) participe au programme Lycéens au cinéma avec les TL. C’est l’occasion pour les élèves de découvrir des films de renom.

Lycéens au cinéma est un dispositif qui permet aux élèves de voir trois films parmi une sélection d’œuvres proposées par la Région Ile-de-France. C’est un moyen d’enrichir leur culture personnelle et de faire des liens entre les œuvres et entre différents domaines artistiques. Par ailleurs, les lycéens développent leur capacité à analyser une image filmique.

Chaque séance est précédée d’une présentation des films et suivie d’une restitution avec les élèves : échange de points de vue, d’impressions, interprétation des films, retours lors de séquences précises…

Les TL ont découvert Le dictateur de Charlie Chaplin en décembre 2017 et viennent tout juste d’assister à la projection de M Le Maudit de Fritz Lang en janvier 2018. La troisième séance qui aura lieu en mars 2018 est centrée sur Starship Troopers de Paul Verhoeven.