Les 1ES/L et les 1MEECC au Radio Live

Les 1ES/L et les 1MEECC ont été réunis dans le cadre d’un projet radio proposé par Adeline Préaud, chargée de relations avec le public à la Maison des Métallos (Paris 11e), Caroline Gillet et Aurélie Charon, journalistes chez Radio France. L’objectif final : participer à l’émission Radio Live autour de la thématique des relations parents-enfants.

Les mercredis 9 et 30 mai 2018, les deux classes, accompagnées de Vincent L’Hôpital (Maths-Sciences), Olympe Routis (Arts appliqués), William Mancey (Histoire-Géographie) et Morgane Méneret (Documentation) accueillent les journalistes en salle de réunion au lycée pour deux sessions d’échanges et d’initiation au documentaire radiophonique.

Aurélie Charon et Caroline Gillet parcourent le monde dans le but de donner la parole aux jeunes. D’Alger à Moscou, en passant par Gaza et New Delhi, les témoignages de la nouvelle génération permettent de rendre compte de leurs engagements alors même que leurs quotidiens et réalités sont différents.

Les élèves écoutent attentivement les documentaires choisis par les journalistes et réalisent que la radio est un moyen efficace pour interroger des proches de manière intimiste. Ils doivent alors réaliser une interview avec la personne de leur choix sur les différences générationnelles. Certains élèves jouent le jeu et font parvenir des travaux remarquables avec des témoignages poignants. Pour beaucoup, ce fut un moment privilégié de partage pendant lequel ils ont pu recueillir des récits de leurs proches dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence.

Pour écouter les enregistrements des élèves, c’est ici : Soundcloud.

Invitation au Radio Live

Le mardi 26 juin 2018, la Maison des Métallos nous réserve des places pour assister au Radio Live de Caroline et Aurélie : une émission de radio sur scène mêlant témoignages, musique, vidéos et archives qui permet de réunir des jeunes engagés du monde entier autour d’un même thème. Amélie Bonnin, dessine en direct au fil des récits et Dom La Nenna intervient lors de petites sessions musicales. Autour de la thématique « Parents-enfants« , les journalistes accueillent :

  • Sumeet Saamos, indien de 25 ans installé à New Delhi. Il a grandi à Koraput District dans un bidonville. Jeune Dalit de la communauté Dom, il fait partie des Intouchables : ces parias de la société, victimes du système de castes encore très présent dans les mentalités. Il a heureusement pu intégrer l’Université et est engagé politiquement autour de la question des droits de l’Homme.
  • Sylvie Loucard, sénégalaise de 19 ans installée à Dakar. Elle a grandi à Kolda dans le sud du Sénégal. Dans la maison de son grand-père et de ses trois femmes, ils étaient au moins 30. Elle a toujours été « garçon manqué », cachait son pantalon sous sa jupe pour aller à l’école et n’a jamais trop fréquenté les cuisines. Elle lutte aujourd’hui dans son pays pour le droit des femmes et contre l’excision.
  • Sara Ahmad, 25 ans, et sa mère, syriennes installées en France. Sara a grandi à Damas, où elle rencontre, au tout début de la Révolution en 2011, Amer, jeune journaliste qui deviendra son mari quelques années plus tard en exil. Tous deux ont participé aux manifestations.

 

Le Radio Live permet encore une fois d’écouter des récits de vie spontanés qui résonnent en chacun de nous. Aurélie et Caroline valorisent le travail de nos élèves en diffusant des extraits de leurs enregistrements en début d’émission. C’est un moment suspendu qui ouvre nos lycéens à d’autres manières d’appréhender le monde. Espérons que nous puissions reconduire ce projet l’année prochaine !

 

 

Les 2nde3 rencontrent des journalistes

Dans le cadre de l’AP, Julie Lépy (lettres), Morgane Méneret (professeure-documentaliste) et les 2nde3 ont rencontré des journalistes de Reporter Citoyen.

C’est à l’initiative d’Adeline Préaud de la Maison des Métallos que les élèves de 2nde3 ont la chance de rencontrer des étudiants journalistes de Reporter Citoyen, un organisme faisant partie intégrante de l’École des Médias et de l’Information située à Paris, Porte de Bagnolet.  L’objectif de la formation est de faire découvrir les métiers du journalisme aux jeunes des quartiers populaires en leur proposant une initiation plurimédia gratuite sur trois ans.

Reporter Citoyen

Alexandre, Ndeye, Moussa et Mehdi.

Sana Sbouai, cheffe de projet, est accompagnée de Mehdi Mansouri, Moussa Wagué, Ndeye Samb et Alexandre Ben Hamida, étudiants chez Reporter Citoyen. Pendant une heure, chacun témoigne de son parcours, de sa vision du métier de journaliste et de son expérience acquise au sein de la formation. Le dispositif leur a permis de découvrir l’ensemble des missions inhérentes au métier de journaliste, de se former à la production audio et vidéo, de faire des rencontres marquantes et de couvrir des événements de renom tels l’Euro 2016, la COP 22 au Maroc ou les élections présidentielles françaises de 2017. Ils ont réalisé qu’être journalistes en France est une chance alors que dans certains pays pratiquant la censure, c’est un métier à risque où il est possible d’encourir la peine de mort.

Aiguiser son esprit critique

La deuxième heure est consacrée à la fiabilité des images qui circulent sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Les étudiants de Reporter Citoyen forment les élèves à avoir un regard aiguisé sur les images en utilisant des outils de recherche inversée comme le site Tineye. Ils découvrent également les sites parodiques Le Gorafi et Nord Presse et le site des Décodeurs du Monde qui permet de démêler le vrai du faux en démontant les fake news de manière argumentée.

 

 

 

Les 1MEECC deviennent graphistes

Les 2 et 15 mai 2018, les 1MEECC avec Vincent L’Hôpital (maths/sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste) ont eu l’opportunité d’accueillir des professionnels de l’image dans le cadre du programme « Mon œil – La fabrique du regard » proposé par le Bal (Paris 18e). Retour sur deux interventions passionnantes.

Le mercredi 2 mai 2018, Claire Boucharlat, conférencière au Bal vient à la rencontre des élèves pour les initier à l’analyse des images. En écho avec la thématique de l’année « Montrer l’invisible« , elle souhaite éveiller leur sens critique en leur montrant qu’une image nait de l’intention d’une personne et qu’elle n’est par conséquent jamais neutre. De la planète Terre prise en 1968, en passant par une œuvre de Meret Oppenheim, jusqu’à des photos de sites archéologiques, les élèves se rendent compte que derrière une image se cache un point de vue, un contexte particulier et un message à transmettre.

Dans la peau de producteurs d’images

Le mardi 15 mai 2018, dans la continuité de la première séance, la classe accueille Maxime Bersweiler et Soukvilay Cordier, designers graphiques indépendants chez Maxisouk. Après avoir présenté leur entreprise et leur métier, ils montrent quelques travaux aux élèves (flyers, affiches de cinéma, cartes de visite, logos…) en leur expliquant que pour chaque création, ils doivent respecter scrupuleusement un cahier des charges imposé par leurs clients. Ils analysent ensuite deux affiches cinématographiques en posant les questions suivantes : de quel genre de film s’agit-il ? Comment le savez-vous et pourquoi ? Les 1MEECC comprennent que la charte graphique est très importante. La typographie, les nuanciers de couleurs, la disposition des personnages nous révèlent beaucoup de choses sur le film. Finalement, nous possédons tous les codes qui nous permettent d’appréhender une image, même si nous le faisons souvent de manière inconsciente.

Après la théorie, place à la pratique. Par groupe, les élèves se mettent dans la peau des graphistes pour réaliser une affiche du film Valley of Shadows. Pour indices, ils ne disposent que d’une bande son inquiétante, du synopsis, de citations médiatiques, de crédits et bien-sûr, de photos. En comité artistique, à eux de créer un visuel qui corresponde à l’ambiance et au genre du film. Après découpage, assemblage et collage, voici les productions inspirées des 1MEECC :

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Réalisation du Mag de Clichy

Suite à la réunion des partenaires culturels de septembre, Brigitte Sicard, directrice adjointe des affaires culturelles de l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois, a mis le lycée en lien avec Étienne Garcin (directeur de la communication à la mairie de Clichy), Fabrice Neddam (journaliste et photographe) et Brigitte Jaron (journaliste) pour réaliser le Mag de Clichy d’avril 2018.

Morgiane Ouanzar (Lettres/Anglais), Mélanie Stouff et Morgane Méneret (professeures-documentalistes) prennent le projet en main avec la classe de 2GA considérant que c’est une opportunité de répondre au mieux au programme de 2nde professionnelle sur la construction de l’information.

En parallèle, Virginie Fuselier (Administration/Eco-Droit) se charge de la partie  administration en apprenant aux élèves à rédiger des courriers conventionnels qui expliquent la démarche du projet. Manel Ouared et Yahya Tlaouziti (Gestion) s’occupent de la partie gestion en s’intéressant aux informations des fournisseurs du magazine à propos des coûts d’impression et de distribution. L’objectif majeur de la simulation de ces différentes situations professionnelles est de valider des compétences pour le baccalauréat.

Les rencontres avec Étienne Garcin, Fabrice Neddam et Brigitte Jaron

Le projet nous permet d’entrer en matière en faisant un panorama de la presse écrite en France en s’appuyant notamment sur les caractéristiques de la Une. Étienne et Fabrice présentent quant à eux le Mag de Clichy, sa ligne éditoriale et ses différentes rubriques : Vu à Clichy, Le maire s’explique, L’actu, Les gens d’ici, On est fiers, L’agenda, etc.

Quelques séances permettent de définir des groupes solides qui travailleront pendant une partie de l’année sur des sujets précis, toujours dans le respect des choix du comité de rédaction du magazine mais avec une marge de manœuvre qui offre la possibilité aux élèves de s’exprimer sur des thèmes qui leur tiennent à cœur.

Le Mag de Clichy d’avril 2018 est représentatif de la classe de 2GA : les élèves font la Une et expriment leurs différents points de vue sur les actualités clichoises.

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Le Mag de Clichy réalisé par les 2GA

Nous vous invitons à découvrir le travail réalisé par les élèves en suivant ce lien. Bonne lecture !

Les 1MEECC et les TBLB au Cinémobile

Le 15 mars 2018, les 1MEECC et les TBLB assistent à la projection de « Braguino » de Clément Cogitore dans le Cinémobile des Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois.

Accompagnées par Morgane Méneret (professeure-documentaliste), Olympe Routis (arts appliqués), Julia Do (lettres/histoire-géographie), Romain Roumegoux (éco-gestion) et Ahmed Kouider (maths/sciences), les deux classes entrent dans le camion du Cinémobile équipé comme une véritable salle de cinéma.

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Braguino / D.R. Allociné

Les 1MEECC ont la chance de voir le film de Clément Cogitore dans sa totalité après avoir assisté à l’exposition qui y était dédiée au Bal. Pour les TBLB, c’est une découverte. Le film répond au programme de français autour de l’identité et de la diversité.

Le réalisateur est allé en Russie à la rencontre de Sacha Braguine, issu d’une communauté de Vieux Croyants, pour comprendre son choix d’installer sa famille à 700 km de toute présence humaine dans la taïga sibérienne. À la recherche d’un havre de paix, les Braguine vivent en totale autarcie et de manière autosuffisante mais depuis plusieurs années ils cohabitent avec la famille Kiline avec laquelle ils sont en conflit constant.

La projection du film est suivie d’un débat. Les élèves comprennent la tension qui oppose les Kiline et les Braguine. En effet, ces derniers vivent dans une paranoïa constante. Pour les lycéens, il est improbable que dans ce havre de nature, il soit impossible de créer une communauté harmonieuse.

 

Les 1MEECC, experts des média

Le mardi 6 mars 2018, les 1MEECC avec Julia Do (lettres/histoire-Géographie), Olympe Routis (arts appliqués), Vincent L’Hôpital (maths/sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste) ont suivi une journée centrée sur l’éducation aux média entre le Bal et le Musée des Arts et Métiers à Paris.

Le matin, les élèves poursuivent le programme « Mon œil – La fabrique du regard » avec les médiateurs culturels du Bal à l’ARP, un cinéma expérimental. Ils assistent à la projection de trois courts-métrages sur la thématique de « Montrer l’invisible » et débattent ensuite avec la conférencière Claire Boucharlat.

Le premier film, Les tambours d’avant (Tourou et Bitti) de Jean Rouch (1971) est un film documentaire ethnographique sur une cérémonie de possession dans un village au Niger. Le réalisateur filme les participants qui, au rythme des tambours, invoquent le génie de la brousse afin qu’il protège les récoltes contre les sauterelles.

Les tambours d’avant – Jean Rouch

Le second court-métrage, Centro di permanenza temporanea d’Adrian Paci (2007) se déroule sur le tarmac d’un aéroport. Des gens d’origines diverses se retrouvent coincés dans un escalier passerelle, sans bagage et sans avion. Par ces images symboliques, le réalisateur dénonce la situation des migrants qui sont en détention jusqu’à leur retour dans leur pays respectifs.

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Centro di permanenza temporanea – Adrian Paci

 

Enfin, le troisième film, Manque de preuves d’Hayoun Kwon (2011) retrace le parcours d’Oscar, victime de persécution et de tentative de parricide dans son pays au Nigéria, parce qu’il est né jumeau. Il décide de venir en France où il fait une demande d’asile réfutée pour manque de preuves tangibles.

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Manque de preuves – Hayoun Kwon

 

Visite du Musée des Arts et Métiers

L’après-midi, les 1MEECC sont invités à découvrir les différents moyens de production médiatiques. La classe est divisée en quatre groupes et chacun d’entre eux choisit de traiter l’historique d’un médium en particulier : presse écrite, radio, télévision, cinéma, internet à l’aide d’une fiche parcours. Les élèves déambulent dans les différentes salles d’exposition dédiées aux instruments scientifiques, aux matériaux, à la mécanique, à l’énergie, à la construction et aux transports mais c’est dans l’espace sur la communication qu’ils trouvent bien évidemment le plus d’informations et que la sortie dédiée à l’éducation aux média est clôturée.

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Musée des Arts et Métiers

 

 

 

Les 1MEECC vont au Bal

Cette année, les 1MEECC bénéficient d’une heure hebdomadaire de projet média avec Vincent L’Hôpital (Maths-Sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste). De la presse écrite, à la télévision, en passant par l’image fixe ou animée, les thèmes abordés permettent aux élèves d’aiguiser leur esprit critique. Par ailleurs, la classe est associée au programme du Bal : « Mon œil – La fabrique du regard ». Retour sur expérience.

Chaque année, une classe de première électro est choisie pour participer à un programme d’initiation et de découverte de l’univers médiatique à raison d’une heure par semaine. L’objectif majeur étant d’apprendre aux élèves à adopter une attitude responsable vis-à-vis des médias.

Braguino ou la communauté impossible

Les premières séances sont consacrées  au croisement des sources et à la rédaction de synthèses à partir de plusieurs articles et plusieurs images fixes sur les ouragans. À partir d’octobre, les 1MEECC participent au programme « Mon œil » du Bal, un espace dédié à l’image contemporaine à Paris (18ème arrondissement). Nous venons à la rencontre des médiateurs pédagogiques le 11 octobre 2017 pour décortiquer l’exposition Braguino ou la communauté impossible réalisée par Clément Cogitore. Le réalisateur est allé en Russie à la rencontre de Sacha Braguine, issu d’une communauté de Vieux Croyants, pour comprendre son choix d’installer sa famille à 700 km de toute présence humaine dans la taïga sibérienne. À la recherche d’un havre de paix, les Braguine vivent en totale autarcie et de manière autosuffisante mais depuis plusieurs années ils cohabitent avec la famille Kiline avec laquelle ils sont en conflit constant. L’objectif de Clément Cogitore est alors de montrer l’impossibilité de créer une communauté harmonieuse.

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D.R. Martin Argyroglo/www.le-bal.fr

L’exposition filmique et photographique est plongée dans l’obscurité. Les élèves déambulent d’une projection à une autre tout en construisant la trame du récit : l’arrivée en hélicoptère de Clément Cogitore, le rêve utopique de Sacha, la vie en autosuffisance, la chasse à l’ours, l’autonomie des enfants et le conflit avec les Kiline. Les 1MEECC sont immergés dans le monde des Braguine. Ils sont à la fois réceptifs, fascinés et intrigués par ce choix de vie rudimentaire. Ils assistent à un véritable  « conte cruel » pour reprendre les termes des médiateurs pédagogiques.

Lors de notre séance de bilan de sortie, nous centrons les élèves sur la notion de point de vue. Derrière un film documentaire, il y a un réalisateur qui fait des choix pour construire son intrigue. Nous leur posons alors la question suivante : comment faire pour adopter une posture neutre journalistique ? Les élèves comprennent très vite qu’il faut croiser les sources et donc compléter les faits par le point de vue de la famille Kiline.

Le travail sur le point de vue nous permet ensuite d’enchainer les séances suivantes sur la fiabilité et la pertinence des sources et sur l’écriture d’articles pour Nobel’s années, le journal du lycée.

Projet en cours…