2079 : les 1MEECB s’imaginent l’avenir

Au mois de novembre 2019, les élèves de la classe de 1MEECB ont créé des fictions radiophoniques en s’imaginant l’avenir en 2079 pour le festival Africolor.

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La classe média de 1MEECB, M. L’Hôpital et Mme Méneret ont eu l’opportunité de travailler durant tout le mois de novembre avec des reporters radio autour du festival Africolor. En compagnie de Soro Solo, célèbre journaliste de France Inter (L’Afrique enchantée, L’Afrique en Solo), Sarah Lefèvre, reporter sur RFI et Simon Decreuze, réalisateur et artiste du son, les élèves ont imaginé l’avenir en 2079.

Pendant douze heures, divisés en trois groupes distincts, les élèves ont travaillé sur l’écriture de fictions radiophoniques à partir de la question suivante : Comment vous imaginez-vous 2079 ? La thématique a entrainé des discussions et débats. En effet l’avenir est-il rêvé ou au contraire est-il davantage dystopique ? Chaque groupe s’est ensuite lancé dans l’écriture du scénario puis a rédigé le papier radio qui sert de conducteur lors de la prise de son. Enfin, Sarah a pris le temps d’enregistrer tous les groupes en ayant des conseils avisés pour chacun sur la prise de parole.

« 2079 : l’Afrique déchaînée » à l’Espace 93

Le 7 décembre 2019, les 1MEECB ont assisté à la vraie fausse émission « 2079 : l’Afrique déchaînée » dans le cadre du festival Africolor à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Les journalistes et intervenants Soro Solo, Vladimir Cagnolari, Binda Ngazolo et Hortense Volle organisaient une émission de radio en 2079, dans un monde où les rapports Nord-Sud se sont inversés. Cette radio panafricaine décidait de délocaliser en France pour une série d’émissions spéciales consacrées aux actualités en Afrique. La France est alors devenue un pays du NTM (Nouveau Tiers Monde) dans lequel les difficultés sociales et économiques poussent les jeunes à émigrer vers l’Afrique. Entre interviews et reportages, un groupe de la classe de 1MEECB a eu la chance d’entendre sa fiction « La révolution des robots » qui dépeint un avenir catastrophique de l’humanité.

La révolution des robots par Mohammed, Ibrahim, Jeffrey, Yassine et Ali de 1MEECB :

August-Ho par Musap, Gabriel, Owen, Aïssam, Moumina, Nouha, Aubin et Emir de 1MEECB :

 

La soirée s’est clôturée par un concert de l’Orchestre du grand Bamako qui a revisité des grands classiques de la musique malienne dans une ambiance festive.

 

 

Swagger au Festival Toiles sous Toile

Le jeudi 21 novembre 2019, les classes de 2GA, 2MEECC et 1MEECB et leurs professeur.e.s (Mme Sadaoui, M. Roumegoux, M. Luis, M. Vagba, M. L’Hôpital et Mme Méneret) ont assisté à la projection du film Swagger d’Olivier Babinet dans le cadre du Festival de cinéma documentaire Toiles sous Toile au chapiteau de la Fontaine aux Images de Clichy-sous-Bois.

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Swagger d’Olivier Babinet / D.R. Allocine

Swagger est un film documentaire qui nous transporte dans le quotidien de onze adolescents d’un collège situé au cœur des cités de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois. Leurs réflexions  percutantes, drôles et émouvantes révèlent des personnalités singulières. A travers des scènes de comédie musicale et de science-fiction, leurs paroles et leurs rêves prennent tout leur sens.

Un temps d’échange avec le réalisateur

Après la projection, les élèves ont l’opportunité de poser des questions au réalisateur, Olivier Babinet. Le film est particulièrement bien reçu par le public du chapiteau de la Fontaine aux Images. Des jeunes se sont identifiés aux personnages, à leurs difficultés, leurs angoisses mais aussi à leurs fantasmes.

Des élèves interrogent Olivier Babinet sur son choix de tourner à Aulnay-sous-Bois. L’idée de réaliser un long-métrage au collège Claude-Debussy est née suite à la mise en place d’ateliers de cinéma, puis d’une résidence de deux ans au sein de l’établissement. Durant cette période, le réalisateur prend le temps d’observer les jeunes et de découvrir des personnalités uniques et attachantes. Swagger est tout simplement une ode à l’adolescence, période marquée par le doute mais également par de nombreux rêves.

 

Les élèves sur la scène de l’Espace-93 !

Le 16 mai dernier s’est déroulé le « Nobel Show » : devant un public nombreux et enthousiaste, 136 élèves du lycée ont présenté les travaux qu’ils ont réalisés, au fil de l’année scolaire, avec leurs enseignants et assistants d’éducation.

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Ce jeudi-là, à l’Espace-93-Victor-Hugo, gracieusement mis à la disposition du lycée par la municipalité de Clichy, élèves et enseignants ont enchaîné répétitions, filage et accrochage des expositions. Tout devait être fin prêt pour l’arrivée des premiers spectateurs : pas question de décevoir les amis, les parents ou les enseignants qui feraient le déplacement ! Et puis, on attendait des invités de marque, puisque Monsieur Klein, maire de Clichy-sous-Bois, Madame Sicard, directrice adjointe aux Affaires culturelles, Madame Ozeray, proviseure, Madame Ferraz et Monsieur Beylot, proviseurs adjoints, seraient présents. Il s’agissait donc d’être à la hauteur !

Le travail des participants a porté ses fruits, car la soirée a été vraiment réussie. Après avoir été accueillis par des élèves de terminale ARCU (accueil-relations clientèle et usagers), sur leur 31 et on ne plus professionnels, les spectateurs ont pu admirer les créations imaginées par les élèves de Mme Routis pour le défilé Cultures & Création de Montfermeil, les panneaux réalisés par les germanistes de Mme Brinkmann pour retracer leur voyage à Berlin ou rendre compte de leurs échanges avec les joueuses d’un club  de football allemand,  les photographies prises par les élèves de M. L’Hôpital pour illustrer le thème « Reflet et Distance », les photomontages faits par les élèves de M. Kridane dans les cadre d’un projet pour apprendre à décrypter les infox (fake news) et les affiches consacrées au parcours sur Al Andalus, conduit pendant deux ans par Mme Lenoir et M. Guesdon.

Puis, après un discours d’ouverture prononcé par Madame Ozeray, et quelques mots du maire, qui a tenu à saluer les résultats du lycée au bac, le spectacle a commencé : représentations théâtrales, performances chantées et dansées, restitutions de voyages et projets d’arts visuels se sont succédé sur un rythme enlevé, au cours d’un spectacle orchestré avec brio par Farah et Ilayda, deux élèves de seconde, impeccables dans leur rôle de maîtresses de cérémonie.  A la fin, participants et spectateurs ont pu profiter du buffet que la municipalité avait eu la délicatesse de prévoir.

Un grand « Bravo ! » aux élèves, donc, et de vifs remerciements à l’équipe éducative du lycée Nobel et à la Ville de Clichy-sous-Bois pour cette mémorable soirée !

Les germanistes à Berlin : séjour réussi !

0-couv mit logos miniDu 10 au 16 février des élèves du lycée Alfred Nobel issus de classes de 2nde et de 1ère se sont envolés vers Berlin pour y retrouver 16 élèves de la Dr.-Otto-Rindt-Oberschule de Senftenberg (Brandebourg). Leur objectif : réaliser en commun des photographies sur le thème : Cultuversité – ou «Les visages de la ville – Paris & Berlin reflètent leurs spécificités et leurs différences.» destinées à être exposées dans un premier temps à Senftenberg à la fin du séjour. Le voyage était également ponctué par des séminaires portant sur la prise de vue, le recadrage, les retouches des photos mais aussi par des animations linguistiques permettant aux élèves français de mettre en application l’allemand qu’ils apprennent depuis plusieurs années.

Un voyage réussi à tous les niveaux

Contrairement à ce que l’on pouvait craindre, la météo a été clémente, le soleil (et même la chaleur !) souvent au rendez-vous. Le groupe franco-allemand s’est montré très rapidement soudé et toutes les visites au programme (le mur, le parlement, « Le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe », « le musée de la vie quotidienne en RDA dans la Kulturbrauerei ») et les nombreux monuments historiques de la capitale allemande ont su susciter l’intérêt des jeunes Français qui ont montré leur curiosité en posant des questions nombreuses et pertinentes aux différents guides et/ou aux enseignants. Et c’est avec un réel plaisir et un vrai enthousiasme que certains élèves ont fait des exposés à leur retour, questionnant de façon réfléchie la problématique du souvenir et de la mémoire, notamment quand il s’agit d’événements douloureux.

Une exposition réussie

L’exposition à Senftenberg a fait l’unanimité des parents allemands, des représentants de la ville et des enseignants qui étaient conviés. Les élèves ont fait preuve de créativité, de patience et d’une grande capacité de réflexion pour aboutir à une exposition cohérente et intéressante. L’accueil au lycée par un groupe d’élèves qui avait œuvré trois jours durant pour réaliser un buffet impressionnant tant sur le plan esthétique que gustatif, la découverte d’une école allemande resteront certainement dans les mémoires tout comme d’autres temps forts de la rencontre comme la boutique de chocolat Rittersport, les pizzas géantes et la soirée au bowling.

Tous sans exception sont impatients de repartir pour la deuxième partie du projet qui aura lieu en septembre, cette fois-ci à Paris.

Un grand merci aux parents, au lycée Alfred Nobel, à l’OFAJ,  à l’association Clever et à toutes celles et ceux qui ont rendu ce voyage inoubliable possible.

 

« L’Absence de guerre » à l’Aquarium

Le 31 janvier, les élèves de l’atelier théâtre, accompagnés de Madame Pellan, professeure de lettres en charge de l’atelier théâtre, et de Madame Bouger, professeure documentaliste, ont assisté à la représentation de L’Absence de guerre.

George_JonesL’Absence de guerre de David Hare © Marjolaine Moulin

« Un thriller politique shakespearien »

Le théâtre de l’Aquarium a programmé l’Absence de guerre dans le cadre de la saison 2018/19, intitulée « question de choix ». Présentée comme un « thriller politique shakespearien », la pièce de l’écrivain britannique David Hare plonge le spectateur au cœur d’une « campagne électorale haletante et sans pitié ». L’intrigue se situe dans l’Angleterre des années 1990, où des élections sont annoncées. Tous les sondages donnent le Parti travailliste, conduit par George Jones, largement vainqueur. Le candidat, interprété par Sidney Ali Mehelleb, est entouré de conseillers qui s’évertuent à élaborer une stratégie de communication visant à flatter les électeurs pour recueillir un maximum de voix. Mais le fossé se creuse entre stratèges pragmatiques et pures idéalistes, alors que les idées et le respect de la vérité passent au second plan : « Dire la vérité, tout simplement, ce serait magnifique… Mais les mots n’ont pas seulement un sens, ils ont aussi un effet… », regrette l’idéaliste George Jones. Les rivalités s’exacerbent au sein du parti, des trahisons se profilent et les médias soulignent les failles du candidat, scellant sa défaite.

« Une fable sur les sphères de la politique », selon Aurélie Van Den Daele

Pour écrire cette pièce, David Hare s’est largement inspiré de la campagne de Neil Kinnock, qu’il a pu suivre au plus près lorsque ce dernier, alors chef de file du Parti travailliste, faillit porter cette formation au pouvoir, en 1991. L’absence de guerre n’est pas un documentaire pour autant : la modifications des noms et les références à Shakespeare – Hamlet, Richard III et le Roi Lear – permettent à la pièce de dépasser cet ancrage historique pour dénoncer les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la démocratie : la forme – l’image médiatique – efface le fond -le débat politique -, et les intellectuels se voient exclus de la politique. « À travers cette pièce, j’ai eu envie de m’interroger sur l’évolution du monde politique depuis une trentaine d’années, sur la façon dont ce monde est tombé dans l’hyper-communication, dans la folie des sondages, dans le règne des phrases choc, de l’image au mépris des idées, du storytelling… » explique la metteuse en scène, Aurélie Van Den Daele.

« Une campagne électorale filmée comme un cauchemar » d’après Evelyne Trân (LeMonde.fr, 11 janvier 2019)

Aurélie Van Den Daele a opté pour une mise en scène haletante, qui restitue la pression subie par les personnages, et accentue le suspens quasi cinématographique de la pièce. Elle joue de la vidéo pour installer un dispositif reposant sur un principe de IN/OFF. Le spectateur voit simultanément le plateau et un écran. Le plateau donne à voir l’espace privé, le QG de campagne du parti et les discussions traditionnellement cachées aux électeurs. Sur l’écran, sont projetées des images filmées en direct par Julien Dubuc : images médiatiques de la campagne, tentations de trahison, fantasmes des personnages. L’ensemble, d’un dynamisme étourdissant, bouscule les codes de la représentation théâtrale pour placer le spectateur dans une situation d’inconfort et amener le citoyen à s’interroger.

Qu’en ont pensé les élèves ?

Assafouné a estimé la pièce « trop longue » avec « trop de nudité », mais aussi « absurde » et « drôle ». Elle ajoute avoir « aimé l’éloquence de George Jones ».

Pedre, lui, n’a « pas apprécié la mise en scène » : « il y avait trop de tabac » [les personnages fumaient en effet sur scène] et des « défoulements absurdes » de personnages au début. De plus, « la pièce était un peu trop longue ».

Morgane, elle, a « juste aimé l’ambiance de la pièce et l’idée de la télé, qui est assez originale ».

Rayanne est partagé : « Cette pièce de théâtre était très intéressante au début, avec des scènes d’euphorie et d’hystérie qui m’ont beaucoup plu. Mais plus la pièce avance, plus elle s’enferme et tourne en rond, ce qui est dommage et devient désagréable. Malgré tout, le sujet étudié est pertinent, et les thématiques de fond le sont aussi. Cette espèce de côté mafieux m’a plu, dans cet univers où les gens doivent être droits vis-à-vis de la loi. »

Klimt et Hundertwasser à l’Atelier desLumières

Après plusieurs semaines de travail sur la Sécession viennoise, le peintre viennois Gustav KLIMT et son œuvre, un groupe d’une soixantaine d’élèves – composé de Terminales GA option arts plastiques et d’élèves germanistes de première générale – a pu plonger dans l’univers féérique des artistes autrichiens Gustav Klimt, Friedensreich Regentag Dunkelbunt Hundertwasser et Egon Schiele.

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Le jeudi 6 décembre 2018, les élèves et leurs professeurs se sont rendus à l’Atelier des Lumières à Paris dans lequel l’univers de ces trois peintres a été récréé grandeur nature grâce à des projections venant de toutes parts. Les jeunes ont pu déambuler dans l’espace ou simplement profiter calmement de l’atmosphère magique née d’images gigantesques mises en mouvement et accompagnée d’extraits musicaux empruntés pour la plupart à la Vienne impériale de la fin du XIXe siècle.

Cette promenade parmi les plus beaux tableaux de ces peintres autrichiens aux sons de Richard Wagner, Ludwig van Beethoven, Philip Glass, Luca Longobardi, Gustav Mahler, Sergueï Rachmaninov et d’Alexander Warenberg a replongé les élèves dans les œuvres étudiées en cours formant un fantastique ballet d’images qui restera gravé dans les mémoires.

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Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cette aventure possible, aventure qui a été menée dans le cadre d’un projet du « programme Jeune Ambassadeur » de l’Office Franco-Allemand de la Jeunesse.

Les 2nde Arts visuels à l’exposition Tokyo-Manga

Le mercredi 12 décembre 2018, les 2nde option Arts visuels, accompagné.e.s de Mme Routis et Mme Méneret, ont découvert l’exposition Tokyo-Manga à la Grande Halle de la Villette.

Tokyo-Manga est une exposition mise en place à la Grande Halle de la Villette dans le cadre de la saison culturelle « Japonismes 2018 : les âmes en résonance » qui célèbre les 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon.

L’exposition fait le lien entre l’art du manga, l’architecture et la sociologie de la ville de Tokyo. Si aujourd’hui les mangas rencontrent un franc succès auprès du public, cela s’explique principalement par la toile de fond dressée dans la capitale nippone. De manière réciproque, la ville est influencée par la pop culture. Tout au long de la visite, la conférencière invite les élèves à se demander comment Tokyo a inspiré la production de pop-culture japonaise à travers le temps ? Et à l’inverse, comment ces perceptions fictionnelles ont-elles affecté et enrichi la ville réelle ?

Un voyage historique et sociologique à Tokyo

Dès leur entrée, les élèves « survolent » la ville de Tokyo grâce à une maquette géante qui permet de repérer les lieux emblématiques de la capitale en lien avec des extraits de jeux vidéo de simulation. Grâce à des sculptures, des estampes, des dessins originaux, des lithogravures, des extraits de films d’animation, des produits dérivés et accessoires, les jeunes comprennent rapidement les origines et enjeux des mangas.

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Maquette de Tokyo

La première partie de l’exposition est dédiée à la relation entre l’art du manga et la représentation d’un monde post-apocalyptique. En effet, dans un pays marqué par les bombardements de 1945 et les catastrophes naturelles (tsunamis et séismes), il parait logique que les mangas reflètent un cycle de destructions et reconstructions de Tokyo (Akira, New Genesis Evangelion). Godzilla est la figure mythique de ce courant de la culture populaire nippone. Présent dans une trentaine de films, il est à la fois une créature destructrice et un allié contre des forces maléfiques. Il incarne depuis 1954 les préoccupations écologiques et nucléaires du pays.

L’art du manga s’appuie également sur la renaissance du Japon après la seconde guerre mondiale. Les Américains occupent le pays jusqu’en 1952 et relèvent de manière fulgurante l’économie nippone. La Tour de Tokyo, située dans le quartier de Minato, devient le symbole de la croissance et de la grandeur retrouvée. Construite en 1958, elle apparait très régulièrement dans les films de monstres des années 50 (King Kong, Godzilla, Mothra) et s’implante dans l’imaginaire collectif des japonais.

Tokyo aujourd’hui

La dernière partie de l’exposition est dédiée à l’actuelle Tokyo dans un esprit d’immersion dans la capitale nippone. Les reconstitutions de boutiques et du métro téléportent les élèves au Japon. Alors que la ville a influencé les mangas pendant des décennies, le rapport s’inverse et celle-ci s’enrichit désormais de la pop culture. Affiches publicitaires, animes, produits dérivés, tout dans la ville rappelle le succès mondial des mangas. A tel point qu’il devient un moyen efficace pour attirer le consommateur, un argument de vente pour n’importe quelle enseigne. La jeunesse nippone se retrouve en proie à une forme de pression sociale. L’image véhiculée par les personnages de manga dont s’inspirent les boys et girls band japonais est celle d’un idéal de vie sous les diktats de l’apparence physique. Réalité et fiction se mêlent parfois pour le meilleur et pour le pire. Récemment, le mariage d’un japonais de 35 ans à l’hologramme de la chanteuse virtuelle Hatsune Miku en est le meilleur exemple.

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Dans le temple des vœux

Les élèves terminent la visite en écrivant un vœu ou un commentaire dans la langue de leur choix sur des ema qu’ils.elles accrochent ensuite sur le présentoir d’un temple japonais reconstitué. L’exposition Tokyo-Manga restera gravée dans leur mémoire comme un premier voyage dans le pays du soleil levant.