Les 2nde Arts visuels à l’exposition Tokyo-Manga

Le mercredi 12 décembre 2018, les 2nde option Arts visuels, accompagné.e.s de Mme Routis et Mme Méneret, ont découvert l’exposition Tokyo-Manga à la Grande Halle de la Villette.

Tokyo-Manga est une exposition mise en place à la Grande Halle de la Villette dans le cadre de la saison culturelle « Japonismes 2018 : les âmes en résonance » qui célèbre les 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon.

L’exposition fait le lien entre l’art du manga, l’architecture et la sociologie de la ville de Tokyo. Si aujourd’hui les mangas rencontrent un franc succès auprès du public, cela s’explique principalement par la toile de fond dressée dans la capitale nippone. De manière réciproque, la ville est influencée par la pop culture. Tout au long de la visite, la conférencière invite les élèves à se demander comment Tokyo a inspiré la production de pop-culture japonaise à travers le temps ? Et à l’inverse, comment ces perceptions fictionnelles ont-elles affecté et enrichi la ville réelle ?

Un voyage historique et sociologique à Tokyo

Dès leur entrée, les élèves « survolent » la ville de Tokyo grâce à une maquette géante qui permet de repérer les lieux emblématiques de la capitale en lien avec des extraits de jeux vidéo de simulation. Grâce à des sculptures, des estampes, des dessins originaux, des lithogravures, des extraits de films d’animation, des produits dérivés et accessoires, les jeunes comprennent rapidement les origines et enjeux des mangas.

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Maquette de Tokyo

La première partie de l’exposition est dédiée à la relation entre l’art du manga et la représentation d’un monde post-apocalyptique. En effet, dans un pays marqué par les bombardements de 1945 et les catastrophes naturelles (tsunamis et séismes), il parait logique que les mangas reflètent un cycle de destructions et reconstructions de Tokyo (Akira, New Genesis Evangelion). Godzilla est la figure mythique de ce courant de la culture populaire nippone. Présent dans une trentaine de films, il est à la fois une créature destructrice et un allié contre des forces maléfiques. Il incarne depuis 1954 les préoccupations écologiques et nucléaires du pays.

L’art du manga s’appuie également sur la renaissance du Japon après la seconde guerre mondiale. Les Américains occupent le pays jusqu’en 1952 et relèvent de manière fulgurante l’économie nippone. La Tour de Tokyo, située dans le quartier de Minato, devient le symbole de la croissance et de la grandeur retrouvée. Construite en 1958, elle apparait très régulièrement dans les films de monstres des années 50 (King Kong, Godzilla, Mothra) et s’implante dans l’imaginaire collectif des japonais.

Tokyo aujourd’hui

La dernière partie de l’exposition est dédiée à l’actuelle Tokyo dans un esprit d’immersion dans la capitale nippone. Les reconstitutions de boutiques et du métro téléportent les élèves au Japon. Alors que la ville a influencé les mangas pendant des décennies, le rapport s’inverse et celle-ci s’enrichit désormais de la pop culture. Affiches publicitaires, animes, produits dérivés, tout dans la ville rappelle le succès mondial des mangas. A tel point qu’il devient un moyen efficace pour attirer le consommateur, un argument de vente pour n’importe quelle enseigne. La jeunesse nippone se retrouve en proie à une forme de pression sociale. L’image véhiculée par les personnages de manga dont s’inspirent les boys et girls band japonais est celle d’un idéal de vie sous les diktats de l’apparence physique. Réalité et fiction se mêlent parfois pour le meilleur et pour le pire. Récemment, le mariage d’un japonais de 35 ans à l’hologramme de la chanteuse virtuelle Hatsune Miku en est le meilleur exemple.

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Dans le temple des vœux

Les élèves terminent la visite en écrivant un vœu ou un commentaire dans la langue de leur choix sur des ema qu’ils.elles accrochent ensuite sur le présentoir d’un temple japonais reconstitué. L’exposition Tokyo-Manga restera gravée dans leur mémoire comme un premier voyage dans le pays du soleil levant.

 

 

À la découverte des peintres du XIXème siècle

Le 30 mars 2018, les élèves de 2nde 1 et 2nde 2 de Mme Trajan (lettres) ont découvert les peintures exposées au Musée d’Orsay à Paris. Retour sur leurs impressions et sur leur rapport aux œuvres.

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Nous sommes allés au musée d’Orsay en car. Le trajet a été agréable. Arrivés devant le musée, nous avons pu constater que la visite commençait à l’extérieur, où il y avait toutes sortes de statues. À l’intérieur, une fois la sécurité passée, on nous a équipés d’écouteurs afin de pouvoir suivre les explications de la guide. Lors de la visite, nous avons observé de nombreux tableaux des peintres Millet, Courbet, Monet, Renoir ou Pissarro. Nous avons découvert un mouvement pictural nouveau, l’impressionnisme.

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Pourquoi aller au musée si l’on peut voir les œuvres en reproduction ?

S’il est impossible de se rendre dans tous les musées du monde, aller au musée est toujours une expérience enrichissante. Ainsi, nous pouvons voir directement les œuvres et nous en faire notre propre avis.

Cependant, le rôle d’une reproduction est important. Elle « reproduit » fidèlement l’œuvre afin que tout le monde puisse la contempler, car elle est beaucoup plus accessible. En effet, une reproduction est plus maniable ; de plus, si on l’abîme, ce n’est pas très grave, alors que l’original est fragile. Ainsi, on peut prendre connaissance des œuvres sans faire de longs voyages jusqu’aux musées où elles sont exposées.

Pourtant, c’est évident ! Ce n’est pas pareil de voir une œuvre dans un livre et en vrai. C’est toujours mieux de découvrir l’œuvre de nos propres yeux et d’être en contact direct avec elle. Lorsqu’on regarde les photos, on n’a pas l’aspect de grandeur : les originaux peuvent être plus grands ou plus petits. On peut remarquer que les couleurs sont plus ou moins lumineuses par rapport aux reproductions vues en classe. Les détails, comme les reflets et les traits de visage de personnages, non visibles sur la reproduction, sont en réalité  fascinants. Aussi, chaque visiteur a un point de vue différent. On peut étudier les toiles pour essayer de les imiter, car le musée est aussi un lieu où l’on peut trouver de l’inspiration…

Bref, aller au musée d’Orsay, c’était vraiment bien ! La guide nous a expliqué en détails le contexte et l’ambiance de l’époque. C’était très captivant. C’était aussi super beau ! Surtout les paysages qui étaient très lumineux.  Pour certains, on aurait dit une fenêtre ouverte, devant laquelle on était complètement absorbé par la contemplation.

Nous remercions Mme Ozeray, proviseure du lycée, Mme Olière, professeure d’anglais et M. Favier-Bouanga, professeur de mathématiques de nous avoir accompagnés.

Article mis à jour en septembre 2018 avec les contributions de :

Colette, Hakima, Emmanuella, Aminata, Chaïma, Leïla, Inès et Bilal.
Compilation et synthèse : Inès Serhane
Nuage de mots réalisé à partir des textes des élèves par Kayliane et Walid
Photographies : Mme Trajan

 

Les TARCU au Quai Branly

Le 16 février 2018, Cécile Decressat (Espagnol), Olympe Routis (Arts appliqués) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste) ont accompagné les TARCU à l’exposition du Musée du Quai Branly « Le Pérou avant les Incas ».

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D.R. Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

La sortie s’effectue dans le prolongement du projet initié par Olympe Routis autour du programme d’Arts appliqués. En s’inspirant de l’exposition dédiée à Christian Dior et de celle consacrée au Pérou, les élèves de TARCU doivent réaliser la nouvelle collection Été 2019 de Dior. Feuilles, crayons et pastels en mains, ils dessinent les parures et bijoux qu’ils préfèrent et font un portfolio qui les aidera à réaliser leur projet final. 

En parallèle, c’est l’opportunité pour Cécile Decressat de faire écho avec son programme en Espagnol en leur faisant découvrir l’histoire, les croyances et les rites des civilisations précolombiennes.

Le pouvoir aux femmes

La conférencière présente des civilisations péruviennes peu connues du grand public car effacées de la mémoire collective par l’Empire Incas. Elle nous conte l’histoire des Cupisniques, des Mochicas ou encore des Lambayeques basés il y a plus de 1500 ans au pied de la cordillère des Andes, sur la côte nord du Pérou, dans un des déserts les plus arides de la planète.

Les objets trouvés lors des fouilles archéologiques ont permis de rendre compte de la succession de différents pouvoirs politiques et religieux et d’un véritable système étatique. La découverte la plus impressionnante est celle de la momie de la Dame de Cao, une femme de la culture Moche. L’organisation de la sépulture et les objets retrouvés enterrés avec elle permettent de dire qu’elle était dirigeante. Jusque là, les archéologues ignoraient que les femmes des civilisations préhispaniques pouvaient exercer un pouvoir politique. Grâce aux progrès de la technologie et à partir de l’ADN retrouvé, les scientifiques ont élaboré une reconstitution parfaite et à taille humaine de la Dame de Cao.

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La Dame de Cao / Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

Les élèves reviennent de l’exposition avec de superbes croquis inspirants pour leur projet en Arts appliqués. Et évidemment, qui dit Quai Branly, dit petit passage par la Tour Eiffel !

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Les TARCU devant la Tour Eiffel

 

 

Les TARCU dans la peau de grands couturiers

Dans le cadre du programme d’Arts appliqués enseigné par Olympe Routis, les élèves de TARCU deviennent des créateurs de haute-couture en réalisant les dessins des costumes et accessoires d’une marque fictive. Pour les aider, leur enseignante les a invité à assister à l’exposition consacrée à Christian Dior.

Le mardi 5 décembre 2017, les élèves de TARCU, accompagnés de Olympe Routis et Morgane Méneret (professeure-documentaliste), ont eu le privilège de découvrir l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve » au Musée des Arts Décoratifs de Paris dans le cadre des 70 ans de la naissance de la Maison Dior.

L’objectif principal est alors d’élargir la culture artistique des jeunes en leur montrant tout le processus de création d’une marque à l’identité forte et au savoir-faire reconnu à l’internationale, et ce de la démarche de recherche jusqu’à la confection.

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D.R. Maison Dior / Adrien Dirand

La découverte d’un monde onirique

Pendant une heure, une conférencière retrace l’histoire et le parcours atypique de Christian Dior depuis son enfance à Granville jusqu’à ses débuts artistiques à Paris. Puis, elle évoque les couleurs, la symbolique et les inspirations culturelles du couturier en parcourant les différentes salles et en se centrant sur les détails d’un costume, d’une robe ou d’un accessoire (chapeau, sac, bijoux, chaussures…). Elle présente ensuite les différents successeurs de Christian Dior : de Yves Saint-Laurent à Maria Grazia Chiuri, en passant par John Galliano.

L’exposition est construite de manière onirique et transporte le visiteur dans les rêves du couturier. Pour faire écho à la passion de Christian Dior pour les fleurs, des artistes ont créé avec patience et minutie un jardin suspendu de fleurs en papier au-dessus des robes de la maison.

Enfin, cerise sur le gâteau, la nef du Musée des Arts Décoratifs se transforme,  grâce à un jeu de projections animées, en Galerie des Glaces du Château de Versailles dans laquelle sont exposées les robes de bal les plus prestigieuses de la collection Dior.

 

 

 

 

 

Les Jeunes ambassadeurs de l’OFAJ

Dans le cadre d’un projet « Jeunes Ambassadeurs de l’OFAJ » , M. Bouallaga, (électrotechnique), Mme Brinkmann (allemand), Mme Ezouhri (français & histoire-géo) et Mme Routis (Arts appliqués) ont chapeauté un projet d’une réelle envergure transversale mettant en lumière la diversité des enseignements proposés au lycée Alfred Nobel.

19 élèves de 2nde, de 1ère générale et technologique, CAP électro Tech et T-ARCU ont réalisé un beau travail plastique mettant en image quatre couples emblématiques franco-allemands, retraçant ainsi des points forts dans les relations franco-allemandes et de la construction de l’Europe.

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Les jeunes ambassadeurs de l’OFAJ

Ce travail présenté à la soirée des vœux de l’OFAJ (Office Franco-Allemand de la Jeunesse) a eu lieu le 18 janvier 2018 à la Gaîté Lyrique à Paris. Nous étions en présence du Ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, du Ministre plénipotentiaire de l’Ambassade de l’Allemagne Pascal Hector, du Président de BASF France Thierry Herning et des dirigeants  de l’OFAJ  Béatrice Angrand pour la France et Markus Ingenlath pour l’Allemagne.

Dans un cadre solennel, nos jeunes ont assisté à une belle réception ponctuée de diverses animations. Nous avons vu des grapheurs, les rappeurs OXYRIA et le tout était couronné par un concert du groupe de rap rock allemand Kraftklub qui, avec sa musique dansante et engagée livre des commentaires sur la jeunesse allemande et l’état de l’Allemagne. Considéré par le Magazine Stern comme  « le groupe le plus pertinent du pays »,  les élèves d’Alfred Nobel se sont mêlés à une foule de jeunes affluant de toutes parts et ont dansé pour certains jusqu’à l’épuisement.