Les Misérables de Ladj Ly

En décembre 2019, les élèves de 2nde1, 2nde9, 1G1 et 1G4 de Mme Hourlier (lettres) ont assisté à la projection des Misérables de Ladj Ly à la Bourse du travail de Bobigny.

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D.R. SRAB Films – Rectangle Productions – Lyly films

Juillet 2018, la France vient de gagner la Coupe du Monde de football. Les français sont réunis sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris pour fêter la victoire dans un esprit de camaraderie. Quelques jours plus tard, Stéphane (Damien Bonnard) entre à la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans la cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis. Il intègre l’équipe de Chris (Alexis Monenti) et Gwada (Djebril Didier Zonga), des expérimentés du métier. Sur fond de vives tensions entre groupes du quartier, les « bacqueux » sont à la recherche d’Issa (Issa Perica), un gamin soupçonné d’avoir volé le lionceau du cirque voisin. Dans un climat de violence avec les enfants de la cité, ils interpellent Issa et commettent une bavure filmée intégralement par un drone. Des faits qui vont mettre le feu aux poudres…

Avec ce premier long-métrage, Ladj Ly, originaire de Montfermeil, réalise un film coup de poing, sans parti pris, sur les conditions de vie et la réalité du quotidien dans les cités en France. D’ailleurs, les élèves, pour la plupart issus des cités de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, apprécient la justesse du propos et parviennent à s’identifier à l’image de la banlieue dépeinte par le réalisateur. La scène finale, magistrale, ouvre sur une citation de Victor Hugo qui ne laisse pas indifférent : « Il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs« .

 

Swagger au Festival Toiles sous Toile

Le jeudi 21 novembre 2019, les classes de 2GA, 2MEECC et 1MEECB et leurs professeur.e.s (Mme Sadaoui, M. Roumegoux, M. Luis, M. Vagba, M. L’Hôpital et Mme Méneret) ont assisté à la projection du film Swagger d’Olivier Babinet dans le cadre du Festival de cinéma documentaire Toiles sous Toile au chapiteau de la Fontaine aux Images de Clichy-sous-Bois.

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Swagger d’Olivier Babinet / D.R. Allocine

Swagger est un film documentaire qui nous transporte dans le quotidien de onze adolescents d’un collège situé au cœur des cités de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois. Leurs réflexions  percutantes, drôles et émouvantes révèlent des personnalités singulières. A travers des scènes de comédie musicale et de science-fiction, leurs paroles et leurs rêves prennent tout leur sens.

Un temps d’échange avec le réalisateur

Après la projection, les élèves ont l’opportunité de poser des questions au réalisateur, Olivier Babinet. Le film est particulièrement bien reçu par le public du chapiteau de la Fontaine aux Images. Des jeunes se sont identifiés aux personnages, à leurs difficultés, leurs angoisses mais aussi à leurs fantasmes.

Des élèves interrogent Olivier Babinet sur son choix de tourner à Aulnay-sous-Bois. L’idée de réaliser un long-métrage au collège Claude-Debussy est née suite à la mise en place d’ateliers de cinéma, puis d’une résidence de deux ans au sein de l’établissement. Durant cette période, le réalisateur prend le temps d’observer les jeunes et de découvrir des personnalités uniques et attachantes. Swagger est tout simplement une ode à l’adolescence, période marquée par le doute mais également par de nombreux rêves.

 

Petit paysan au Forum des Images

Cette année, la classe de 2nde2, Mme Trajan et Mme Méneret participent au projet Critweet mis en place par le Forum des Images. Retour sur la projection du film Petit Paysan le 30 novembre dernier.

Rendez-vous est donné à 9h au Forum des Images situé aux Halles, en plein cœur de Paris. Les élèves de 2nde2 assistent à la projection du film Petit paysan, premier long métrage d’Hubert Charuel, sorti en salles en 2017 et  récompensé de trois Césars en 2018 : meilleur premier film, meilleur acteur (Swann Arlaud) et meilleure actrice dans un second rôle (Sara Giraudeau).

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Nous suivons le parcours de Pierre, jeune agriculteur dans une exploitation laitière familiale. Sa vie s’écroule lorsqu’une de ses vaches contracte un virus qui n’est pas sans rappeler celui de la vache folle. Afin de garder l’ensemble de son troupeau, il décide de la tuer par ses propres moyens. Il cache la vérité aux autorités sanitaires ainsi qu’à sa sœur Pascale, vétérinaire.

S’ensuit un tas de questionnement : et si une autre vache contractait la maladie ? Et si tout le troupeau était contaminé ?

A la manière d’un thriller, le réalisateur nous entraine dans l’angoisse du personnage principal qui peut tout perdre du jour au lendemain (ses animaux et son travail). Au-delà de la réflexion sur le métier difficile d’agriculteur, le film nous pousse à méditer sur notre rapport aux animaux d’élevage. L’exemple du principe de précaution est parlant : celui-ci stipule que les autorités ont l’obligation de tuer l’ensemble d’un élevage alors même qu’une seule bête est contaminée. Bien que la décision puisse être légitime pour éviter un scandale sanitaire, ne relève t-elle pas également de l’absurde ?

La ferme d’hier à aujourd’hui

Frédéric Bas, enseignant et critique anime la séance de débat en se centrant principalement sur la vision de l’élevage et de l’agriculture dans le cinéma du début du XXe siècle à nos jours. Grâce à des extraits de films, il veut montrer la dichotomie prégnante entre le monde rural et le monde urbain, alimentée principalement par les préjugés.

Les 2nde2 reçoivent le film de manière très positive. Leurs remarques et questions sont très pertinentes et amènent à un débat constructif autour de l’industrialisation des exploitations agricoles et de la notion du bien être animal.

Dans la peau de critiques de cinéma

Jeudi 13 décembre 2018, Camille Brunel, journaliste et critique, accompagné de Lily Candalh Touta du Forum des Images, viennent au lycée afin de mener un atelier de critiques autour du réseau social Twitter. Pendant deux heures, Camille recueille les avis et remarques des élèves sur Petit Paysan et les encourage à faire des parallèles avec d’autres films (Matrix, Fast and Furious, Mowgli…). La dernière heure est consacrée à la prise en main de Twitter. Les 2nde2 structurent leur pensée et publient des critiques synthétiques sur #petitpaysan et #PPFDI. L’objectif est ensuite de pouvoir échanger avec les deux autres classes qui participent au projet. Les invité.e.s et professeures sont ravi.e.s de l’enthousiasme des élèves et de la qualité de leurs interventions. Sur Twitter, cela se traduit par des critiques pertinentes et originales.

 

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Les Seconde de l’option Arts visuels ont vu « Au revoir Là-haut »

Merci à Asmâa pour ce dessin !

Merci à Asmâa pour ce dessin !

Créer chacun un masque, mais aussi réfléchir sur les déclinaisons, la symbolique et les fonctions des masques : voilà le travail dans lequel sont engagés les secondes de l’option « arts visuels ».

Le 13 novembre dernier, ils ont assisté à la projection du film Au revoir Là-haut, d’Albert Dupontel, que l’Espace 93 a organisée dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale. L’un des héros de l’histoire est en effet une « gueule cassée » qui, la paix revenue, cache son visage détruit derrière les masques que ses talents artistiques lui permettent de réaliser. Malgré le réalisme cru de certaines scènes de guerre, et même si certains ont trouvé que le film manquait d’action, les élèves l’ont globalement apprécié.

Florilège de réactions :

« J’ai beaucoup apprécié le décor, le fond de musique et surtout les masques » (Ouahiba)

« Franchement, il [le film] a été parfaitement réalisé, j’adore » (Ketsia)

« Les scènes étaient super car, grâce au cadre, on s’y croyait » (Nathan)

« Je voulais à tout prix savoir la suite » (Linda) « J’ai vraiment aimé le fait que l’histoire soit triste et qu’on réussisse quand même à rigoler sur certains passages » (Sabri)

« Le film était instructif, il raconte la vie d’un soldat après la guerre, donc les conséquences que peut engendrer la guerre sur la vie des mobilisés » (Mohammed)

Black Panther

Les 1ère et terminales européennes, avec Aurélie Olière (anglais) et William Mancey (histoire-géographie) ont assisté à la projection du film « Black Panther » de Ryan Coogler.

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Black Panther / D.R. Allociné

Le film s’intègre parfaitement à une séquence des deux professeurs autour des superhéros et de la politique aux États-Unis. Il fait écho également aux notions du programme autour des mythes et héros et des lieux et formes de pouvoir. Black Panther représente un parfait exemple de fiction politique contemporaine de superhéros.

On suit le parcours de T’Challa qui après la Civil War décide de gouverner à nouveau à Wakanda, une nation africaine très avancée technologiquement. Mais un vieil ennemi vient menacer son royaume ainsi que le monde entier.

Un film qui apporte un regard nouveau sur le monde Marvel avec une culture afro-américaine au sommet !

 

Les 1MEECC et les TBLB au Cinémobile

Le 15 mars 2018, les 1MEECC et les TBLB assistent à la projection de « Braguino » de Clément Cogitore dans le Cinémobile des Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois.

Accompagnées par Morgane Méneret (professeure-documentaliste), Olympe Routis (arts appliqués), Julia Do (lettres/histoire-géographie), Romain Roumegoux (éco-gestion) et Ahmed Kouider (maths/sciences), les deux classes entrent dans le camion du Cinémobile équipé comme une véritable salle de cinéma.

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Braguino / D.R. Allociné

Les 1MEECC ont la chance de voir le film de Clément Cogitore dans sa totalité après avoir assisté à l’exposition qui y était dédiée au Bal. Pour les TBLB, c’est une découverte. Le film répond au programme de français autour de l’identité et de la diversité.

Le réalisateur est allé en Russie à la rencontre de Sacha Braguine, issu d’une communauté de Vieux Croyants, pour comprendre son choix d’installer sa famille à 700 km de toute présence humaine dans la taïga sibérienne. À la recherche d’un havre de paix, les Braguine vivent en totale autarcie et de manière autosuffisante mais depuis plusieurs années ils cohabitent avec la famille Kiline avec laquelle ils sont en conflit constant.

La projection du film est suivie d’un débat. Les élèves comprennent la tension qui oppose les Kiline et les Braguine. En effet, ces derniers vivent dans une paranoïa constante. Pour les lycéens, il est improbable que dans ce havre de nature, il soit impossible de créer une communauté harmonieuse.

 

Les 1MEECC, experts des média

Le mardi 6 mars 2018, les 1MEECC avec Julia Do (lettres/histoire-Géographie), Olympe Routis (arts appliqués), Vincent L’Hôpital (maths/sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste) ont suivi une journée centrée sur l’éducation aux média entre le Bal et le Musée des Arts et Métiers à Paris.

Le matin, les élèves poursuivent le programme « Mon œil – La fabrique du regard » avec les médiateurs culturels du Bal à l’ARP, un cinéma expérimental. Ils assistent à la projection de trois courts-métrages sur la thématique de « Montrer l’invisible » et débattent ensuite avec la conférencière Claire Boucharlat.

Le premier film, Les tambours d’avant (Tourou et Bitti) de Jean Rouch (1971) est un film documentaire ethnographique sur une cérémonie de possession dans un village au Niger. Le réalisateur filme les participants qui, au rythme des tambours, invoquent le génie de la brousse afin qu’il protège les récoltes contre les sauterelles.

Les tambours d’avant – Jean Rouch

Le second court-métrage, Centro di permanenza temporanea d’Adrian Paci (2007) se déroule sur le tarmac d’un aéroport. Des gens d’origines diverses se retrouvent coincés dans un escalier passerelle, sans bagage et sans avion. Par ces images symboliques, le réalisateur dénonce la situation des migrants qui sont en détention jusqu’à leur retour dans leur pays respectifs.

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Centro di permanenza temporanea – Adrian Paci

 

Enfin, le troisième film, Manque de preuves d’Hayoun Kwon (2011) retrace le parcours d’Oscar, victime de persécution et de tentative de parricide dans son pays au Nigéria, parce qu’il est né jumeau. Il décide de venir en France où il fait une demande d’asile réfutée pour manque de preuves tangibles.

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Manque de preuves – Hayoun Kwon

 

Visite du Musée des Arts et Métiers

L’après-midi, les 1MEECC sont invités à découvrir les différents moyens de production médiatiques. La classe est divisée en quatre groupes et chacun d’entre eux choisit de traiter l’historique d’un médium en particulier : presse écrite, radio, télévision, cinéma, internet à l’aide d’une fiche parcours. Les élèves déambulent dans les différentes salles d’exposition dédiées aux instruments scientifiques, aux matériaux, à la mécanique, à l’énergie, à la construction et aux transports mais c’est dans l’espace sur la communication qu’ils trouvent bien évidemment le plus d’informations et que la sortie dédiée à l’éducation aux média est clôturée.

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Musée des Arts et Métiers