Swagger au Festival Toiles sous Toile

Le jeudi 21 novembre 2019, les classes de 2GA, 2MEECC et 1MEECB et leurs professeur.e.s (Mme Sadaoui, M. Roumegoux, M. Luis, M. Vagba, M. L’Hôpital et Mme Méneret) ont assisté à la projection du film Swagger d’Olivier Babinet dans le cadre du Festival de cinéma documentaire Toiles sous Toile au chapiteau de la Fontaine aux Images de Clichy-sous-Bois.

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Swagger d’Olivier Babinet / D.R. Allocine

Swagger est un film documentaire qui nous transporte dans le quotidien de onze adolescents d’un collège situé au cœur des cités de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois. Leurs réflexions  percutantes, drôles et émouvantes révèlent des personnalités singulières. A travers des scènes de comédie musicale et de science-fiction, leurs paroles et leurs rêves prennent tout leur sens.

Un temps d’échange avec le réalisateur

Après la projection, les élèves ont l’opportunité de poser des questions au réalisateur, Olivier Babinet. Le film est particulièrement bien reçu par le public du chapiteau de la Fontaine aux Images. Des jeunes se sont identifiés aux personnages, à leurs difficultés, leurs angoisses mais aussi à leurs fantasmes.

Des élèves interrogent Olivier Babinet sur son choix de tourner à Aulnay-sous-Bois. L’idée de réaliser un long-métrage au collège Claude-Debussy est née suite à la mise en place d’ateliers de cinéma, puis d’une résidence de deux ans au sein de l’établissement. Durant cette période, le réalisateur prend le temps d’observer les jeunes et de découvrir des personnalités uniques et attachantes. Swagger est tout simplement une ode à l’adolescence, période marquée par le doute mais également par de nombreux rêves.

 

Les 1ES/L et les 1MEECC au Radio Live

Les 1ES/L et les 1MEECC ont été réunis dans le cadre d’un projet radio proposé par Adeline Préaud, chargée de relations avec le public à la Maison des Métallos (Paris 11e), Caroline Gillet et Aurélie Charon, journalistes chez Radio France. L’objectif final : participer à l’émission Radio Live autour de la thématique des relations parents-enfants.

Les mercredis 9 et 30 mai 2018, les deux classes, accompagnées de Vincent L’Hôpital (Maths-Sciences), Olympe Routis (Arts appliqués), William Mancey (Histoire-Géographie) et Morgane Méneret (Documentation) accueillent les journalistes en salle de réunion au lycée pour deux sessions d’échanges et d’initiation au documentaire radiophonique.

Aurélie Charon et Caroline Gillet parcourent le monde dans le but de donner la parole aux jeunes. D’Alger à Moscou, en passant par Gaza et New Delhi, les témoignages de la nouvelle génération permettent de rendre compte de leurs engagements alors même que leurs quotidiens et réalités sont différents.

Les élèves écoutent attentivement les documentaires choisis par les journalistes et réalisent que la radio est un moyen efficace pour interroger des proches de manière intimiste. Ils doivent alors réaliser une interview avec la personne de leur choix sur les différences générationnelles. Certains élèves jouent le jeu et font parvenir des travaux remarquables avec des témoignages poignants. Pour beaucoup, ce fut un moment privilégié de partage pendant lequel ils ont pu recueillir des récits de leurs proches dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence.

Pour écouter les enregistrements des élèves, c’est ici : Soundcloud.

Invitation au Radio Live

Le mardi 26 juin 2018, la Maison des Métallos nous réserve des places pour assister au Radio Live de Caroline et Aurélie : une émission de radio sur scène mêlant témoignages, musique, vidéos et archives qui permet de réunir des jeunes engagés du monde entier autour d’un même thème. Amélie Bonnin, dessine en direct au fil des récits et Dom La Nenna intervient lors de petites sessions musicales. Autour de la thématique « Parents-enfants« , les journalistes accueillent :

  • Sumeet Saamos, indien de 25 ans installé à New Delhi. Il a grandi à Koraput District dans un bidonville. Jeune Dalit de la communauté Dom, il fait partie des Intouchables : ces parias de la société, victimes du système de castes encore très présent dans les mentalités. Il a heureusement pu intégrer l’Université et est engagé politiquement autour de la question des droits de l’Homme.
  • Sylvie Loucard, sénégalaise de 19 ans installée à Dakar. Elle a grandi à Kolda dans le sud du Sénégal. Dans la maison de son grand-père et de ses trois femmes, ils étaient au moins 30. Elle a toujours été « garçon manqué », cachait son pantalon sous sa jupe pour aller à l’école et n’a jamais trop fréquenté les cuisines. Elle lutte aujourd’hui dans son pays pour le droit des femmes et contre l’excision.
  • Sara Ahmad, 25 ans, et sa mère, syriennes installées en France. Sara a grandi à Damas, où elle rencontre, au tout début de la Révolution en 2011, Amer, jeune journaliste qui deviendra son mari quelques années plus tard en exil. Tous deux ont participé aux manifestations.

 

Le Radio Live permet encore une fois d’écouter des récits de vie spontanés qui résonnent en chacun de nous. Aurélie et Caroline valorisent le travail de nos élèves en diffusant des extraits de leurs enregistrements en début d’émission. C’est un moment suspendu qui ouvre nos lycéens à d’autres manières d’appréhender le monde. Espérons que nous puissions reconduire ce projet l’année prochaine !

 

 

Les 1MEECC et les TBLB au Cinémobile

Le 15 mars 2018, les 1MEECC et les TBLB assistent à la projection de « Braguino » de Clément Cogitore dans le Cinémobile des Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois.

Accompagnées par Morgane Méneret (professeure-documentaliste), Olympe Routis (arts appliqués), Julia Do (lettres/histoire-géographie), Romain Roumegoux (éco-gestion) et Ahmed Kouider (maths/sciences), les deux classes entrent dans le camion du Cinémobile équipé comme une véritable salle de cinéma.

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Braguino / D.R. Allociné

Les 1MEECC ont la chance de voir le film de Clément Cogitore dans sa totalité après avoir assisté à l’exposition qui y était dédiée au Bal. Pour les TBLB, c’est une découverte. Le film répond au programme de français autour de l’identité et de la diversité.

Le réalisateur est allé en Russie à la rencontre de Sacha Braguine, issu d’une communauté de Vieux Croyants, pour comprendre son choix d’installer sa famille à 700 km de toute présence humaine dans la taïga sibérienne. À la recherche d’un havre de paix, les Braguine vivent en totale autarcie et de manière autosuffisante mais depuis plusieurs années ils cohabitent avec la famille Kiline avec laquelle ils sont en conflit constant.

La projection du film est suivie d’un débat. Les élèves comprennent la tension qui oppose les Kiline et les Braguine. En effet, ces derniers vivent dans une paranoïa constante. Pour les lycéens, il est improbable que dans ce havre de nature, il soit impossible de créer une communauté harmonieuse.