Les 2nde3 rencontrent des journalistes

Dans le cadre de l’AP, Julie Lépy (lettres), Morgane Méneret (professeure-documentaliste) et les 2nde3 ont rencontré des journalistes de Reporter Citoyen.

C’est à l’initiative d’Adeline Préaud de la Maison des Métallos que les élèves de 2nde3 ont la chance de rencontrer des étudiants journalistes de Reporter Citoyen, un organisme faisant partie intégrante de l’École des Médias et de l’Information située à Paris, Porte de Bagnolet.  L’objectif de la formation est de faire découvrir les métiers du journalisme aux jeunes des quartiers populaires en leur proposant une initiation plurimédia gratuite sur trois ans.

Reporter Citoyen

Alexandre, Ndeye, Moussa et Mehdi.

Sana Sbouai, cheffe de projet, est accompagnée de Mehdi Mansouri, Moussa Wagué, Ndeye Samb et Alexandre Ben Hamida, étudiants chez Reporter Citoyen. Pendant une heure, chacun témoigne de son parcours, de sa vision du métier de journaliste et de son expérience acquise au sein de la formation. Le dispositif leur a permis de découvrir l’ensemble des missions inhérentes au métier de journaliste, de se former à la production audio et vidéo, de faire des rencontres marquantes et de couvrir des événements de renom tels l’Euro 2016, la COP 22 au Maroc ou les élections présidentielles françaises de 2017. Ils ont réalisé qu’être journalistes en France est une chance alors que dans certains pays pratiquant la censure, c’est un métier à risque où il est possible d’encourir la peine de mort.

Aiguiser son esprit critique

La deuxième heure est consacrée à la fiabilité des images qui circulent sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Les étudiants de Reporter Citoyen forment les élèves à avoir un regard aiguisé sur les images en utilisant des outils de recherche inversée comme le site Tineye. Ils découvrent également les sites parodiques Le Gorafi et Nord Presse et le site des Décodeurs du Monde qui permet de démêler le vrai du faux en démontant les fake news de manière argumentée.

 

 

 

Les 1MEECC deviennent graphistes

Les 2 et 15 mai 2018, les 1MEECC avec Vincent L’Hôpital (maths/sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste) ont eu l’opportunité d’accueillir des professionnels de l’image dans le cadre du programme « Mon œil – La fabrique du regard » proposé par le Bal (Paris 18e). Retour sur deux interventions passionnantes.

Le mercredi 2 mai 2018, Claire Boucharlat, conférencière au Bal vient à la rencontre des élèves pour les initier à l’analyse des images. En écho avec la thématique de l’année « Montrer l’invisible« , elle souhaite éveiller leur sens critique en leur montrant qu’une image nait de l’intention d’une personne et qu’elle n’est par conséquent jamais neutre. De la planète Terre prise en 1968, en passant par une œuvre de Meret Oppenheim, jusqu’à des photos de sites archéologiques, les élèves se rendent compte que derrière une image se cache un point de vue, un contexte particulier et un message à transmettre.

Dans la peau de producteurs d’images

Le mardi 15 mai 2018, dans la continuité de la première séance, la classe accueille Maxime Bersweiler et Soukvilay Cordier, designers graphiques indépendants chez Maxisouk. Après avoir présenté leur entreprise et leur métier, ils montrent quelques travaux aux élèves (flyers, affiches de cinéma, cartes de visite, logos…) en leur expliquant que pour chaque création, ils doivent respecter scrupuleusement un cahier des charges imposé par leurs clients. Ils analysent ensuite deux affiches cinématographiques en posant les questions suivantes : de quel genre de film s’agit-il ? Comment le savez-vous et pourquoi ? Les 1MEECC comprennent que la charte graphique est très importante. La typographie, les nuanciers de couleurs, la disposition des personnages nous révèlent beaucoup de choses sur le film. Finalement, nous possédons tous les codes qui nous permettent d’appréhender une image, même si nous le faisons souvent de manière inconsciente.

Après la théorie, place à la pratique. Par groupe, les élèves se mettent dans la peau des graphistes pour réaliser une affiche du film Valley of Shadows. Pour indices, ils ne disposent que d’une bande son inquiétante, du synopsis, de citations médiatiques, de crédits et bien-sûr, de photos. En comité artistique, à eux de créer un visuel qui corresponde à l’ambiance et au genre du film. Après découpage, assemblage et collage, voici les productions inspirées des 1MEECC :

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Nobel’s images

Nobel’s images est un atelier de pratique des arts visuels mis en place par Vincent L’Hôpital (maths/sciences) et Olympe Routis (arts appliqués). Il est ouvert à tous les lycéens les mardis de 17h30 à 19h.

L’atelier propose, depuis septembre 2009, à l’ensemble des élèves du lycée Alfred Nobel de se former en photographie numérique et en post-production. Le format de l’activité est un atelier, sur temps périscolaire, à raison d’une séance hebdomadaire d’une heure et demie.

Les élèves y découvrent les bases techniques de la photographie : la prise en main, l’exposition, la composition. Ces considérations techniques sont alliées à des notions d’esthétismes, pour traiter les classiques de la photographie : portrait, paysage, macro, etc.

L’atelier a pour but d’aider les élèves à s’exprimer grâce à ce médium, et de leur donner accès une ouverture culturelle supplémentaire. Il leur permet de développer leurs connaissances, leur sens de l’esthétique, leur esprit critique ainsi que leur démarche artistique.

 

Vous pouvez consulter les travaux des années précédentes sur le site de Nobel’s images.

Les 1MEECC vont au Bal

Cette année, les 1MEECC bénéficient d’une heure hebdomadaire de projet média avec Vincent L’Hôpital (Maths-Sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste). De la presse écrite, à la télévision, en passant par l’image fixe ou animée, les thèmes abordés permettent aux élèves d’aiguiser leur esprit critique. Par ailleurs, la classe est associée au programme du Bal : « Mon œil – La fabrique du regard ». Retour sur expérience.

Chaque année, une classe de première électro est choisie pour participer à un programme d’initiation et de découverte de l’univers médiatique à raison d’une heure par semaine. L’objectif majeur étant d’apprendre aux élèves à adopter une attitude responsable vis-à-vis des médias.

Braguino ou la communauté impossible

Les premières séances sont consacrées  au croisement des sources et à la rédaction de synthèses à partir de plusieurs articles et plusieurs images fixes sur les ouragans. À partir d’octobre, les 1MEECC participent au programme « Mon œil » du Bal, un espace dédié à l’image contemporaine à Paris (18ème arrondissement). Nous venons à la rencontre des médiateurs pédagogiques le 11 octobre 2017 pour décortiquer l’exposition Braguino ou la communauté impossible réalisée par Clément Cogitore. Le réalisateur est allé en Russie à la rencontre de Sacha Braguine, issu d’une communauté de Vieux Croyants, pour comprendre son choix d’installer sa famille à 700 km de toute présence humaine dans la taïga sibérienne. À la recherche d’un havre de paix, les Braguine vivent en totale autarcie et de manière autosuffisante mais depuis plusieurs années ils cohabitent avec la famille Kiline avec laquelle ils sont en conflit constant. L’objectif de Clément Cogitore est alors de montrer l’impossibilité de créer une communauté harmonieuse.

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D.R. Martin Argyroglo/www.le-bal.fr

L’exposition filmique et photographique est plongée dans l’obscurité. Les élèves déambulent d’une projection à une autre tout en construisant la trame du récit : l’arrivée en hélicoptère de Clément Cogitore, le rêve utopique de Sacha, la vie en autosuffisance, la chasse à l’ours, l’autonomie des enfants et le conflit avec les Kiline. Les 1MEECC sont immergés dans le monde des Braguine. Ils sont à la fois réceptifs, fascinés et intrigués par ce choix de vie rudimentaire. Ils assistent à un véritable  « conte cruel » pour reprendre les termes des médiateurs pédagogiques.

Lors de notre séance de bilan de sortie, nous centrons les élèves sur la notion de point de vue. Derrière un film documentaire, il y a un réalisateur qui fait des choix pour construire son intrigue. Nous leur posons alors la question suivante : comment faire pour adopter une posture neutre journalistique ? Les élèves comprennent très vite qu’il faut croiser les sources et donc compléter les faits par le point de vue de la famille Kiline.

Le travail sur le point de vue nous permet ensuite d’enchainer les séances suivantes sur la fiabilité et la pertinence des sources et sur l’écriture d’articles pour Nobel’s années, le journal du lycée.

Projet en cours…