Les BTS1 NDRC sur les ondes

Cette année, les étudiants de première année du BTS NDRC ont fait partie d’un projet de webradio conduit par Mme Méneret, professeure-documentaliste.

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Les premières séances étaient dédiées à la découverte du média radio, généralement méconnu des jeunes générations : Comment fonctionne une radio ? Quelles sont les différences entre une radio publique et une radio privée ? Quels types d’émission existent ? Quels sont les différents formats envisageables ?

De septembre à novembre 2019, à travers l’écoute active d’extraits, les étudiants ont appris à reconnaître les genres tels que le portrait, l’interview, le micro-trottoir, la revue de presse et la chronique. Ils ont même eu le privilège d’accueillir un journaliste d’Arte Radio pour comprendre l’importance de la prise de son. Avec ce bagage de connaissances, ils ont constitué des groupes et commencé à réfléchir sur les thèmes qu’ils souhaitaient aborder.

À partir de décembre 2019, continuer le projet a été très complexe dans un contexte particulier : grèves, stages des étudiants, blocus du lycée… Ce n’est qu’après les vacances de février qu’il a été possible de poursuivre un peu le travail mais l’annonce de fermeture des établissements scolaires, puis celle du confinement en cette crise du Covid-19, ont finalement laissé le projet dans un état d’ébauche.

Quelques enregistrements ont été effectués juste avant la fermeture du lycée, mais pas de possibilité de travailler sur la voix, de découvrir le montage, de s’améliorer… Néanmoins, vous pouvez écouter les travaux réalisés par quelques élèves. Les enregistrements sont à l’état brut. Certains étudiants n’ont pas enregistré dans les meilleures conditions (bruits de fond, voix extérieures…) mais les propos sont sincères, sans filtre, et d’autant plus forts.

Bonne écoute et merci aux étudiants du BTS1 NDRC qui ont joué le jeu malgré les difficultés rencontrées.

Des enregistrements sur le thème du harcèlement : merci à Anne pour tout le travail de journaliste, merci aux élèves interviewés, notamment à Sabrina pour son témoignage poignant !

Le harcèlement scolaire, témoignages :

Victime de harcèlement scolaire, témoignage de Sabrina :

Des enregistrements sur le thème des salles de fitness et du coaching sportif : merci aux journalistes de terrain et aux intervenants !

Gérant du Fitness Park de Chelles :

Mohammed, coach sportif :

Younès, client de Mohammed :

Des enregistrements sur des thèmes libres : le courage et le véganisme.

Le courage selon Mohammed :

Le véganisme selon Younès :

Et enfin, un petit exercice connu en radio « Je me souviens » réalisé de manière improvisée le vendredi 13 mars 2020 avec les quelques étudiants de BTS présents, juste avant la fermeture du lycée. Merci à vous !

« Je me souviens » par les BTS1 NDRC :

Quand les 2D3 rencontrent deux écrivaines…

Le 28 février, les élèves de 2D3, accompagnés par Madame Trajan (lettres) et Madame Bouger (documentation), ont rencontré Elisa Shua-Dusapin et Elitza Gueorguieva à la médiathèque Marguerite-Duras, à Paris. Ils ont ainsi pu interroger les autrices sur leur travail et sur leurs œuvres, sélectionnées pour le Prix des lycéens Folio 2020.

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Bamby : « Pourquoi avez-vous commencé à écrire ? » Elisa Shua-Dusapin : « J’ai toujours eu besoin d’écrire, mais quand je suis arrivée au lycée, j’ai éprouvé un sentiment d’urgence. Mon professeur de français m’a beaucoup encouragée, il a eu un rôle déterminant. J’ai commencé à écrire Hiver à Sokcho au lycée. »

 Sabrina [avait préparé la question suivante, qui a finalement été posée par un.e élève d’un autre établissement] : « Pourquoi avez-vous écrit votre roman en français ? » et Inas : « Comment avez-vous fait pour arriver au bout de votre projet ? » :  » Elitza Gueorguieva : « Je suis arrivée en France à 18 ans, sans parler français, et je me suis d’abord tournée vers des études de cinéma et de théâtre. J’ai repris des études de  lettres à l’âge de 29 ans, en choisissant un master en création littéraire qui impliquait l’écriture d’un roman. Je voulais écrire une histoire personnelle, mais aussi faire connaître l’histoire de la Bulgarie de manière ludique et humoristique. C’était difficile d’écrire en français, car ce n’est pas ma langue maternelle, mais j’étais motivée et je devais finir le texte pour valider mon master. »

Yasmin : « Pourquoi l’héroïne du roman n’est-elle pas nommée ? » Elisa Shua-Dusapin : « Je n’ai pas réussi à lui trouver un nom qui me plaisait, et je l’imaginais sous la forme d’une silhouette, floue. Je l’ai donc laissée sans prénom. Les premiers retours des lecteurs m’ont fourni une explication a posteriori : cette jeune femme n’est pas vraiment vivante, elle ne sait pas qui elle est, n’existe pas vraiment. D’où l’absence de nom, d’identité fixée. »

Mohamed : « Pourquoi avez-vous écrit votre roman à la deuxième personne du singulier? » Elitza Gueorguieva :  » C’est ma question préférée ! Mon roman comporte une part d’inspiration autobiographique, mais aussi une grande partie fictionnelle : j’avais donc du mal à utiliser la première personne. A l’époque, j’ai lu plusieurs livres écrits à la deuxième personne : ce procédé m’a plu, car il permettait d’établir une distance avec le personnage, il était propice à l’humour et à la dimension ludique que je voulais instaurer. Enfin, j’ai retrouvé le journal que mon père avait écrit en s’adressant à moi à la deuxième personne quand j’étais enfant : Aujourd’hui tu as fait telle bêtise… « 

Ménémane : « Quelle est la part de la fiction dans votre roman ? » Elitza Gueorguieva : « J’écris, mais je réalise aussi des documentaires. Mon livre avait d’abord un objectif documentaire : je voulais faire comprendre la vie au moment de la chute du communisme. J’ai effectué beaucoup de recherches sur la période soviétique et sur l’époque qui a suivi. La fiction concerne surtout l’héroïne et son entourage : j’ai caricaturé ma mère, par exemple. Et je n’ai jamais voulu être cosmonaute, car ma génération, contrairement à celle de mes parents, était plutôt caractérisée par le rejet de tous les symboles soviétiques et de la langue russe. »

Benjamin : « Comment deux personnages qui ont des cultures si différentes, peuvent-ils avoir une attirance si forte ? » Elisa Shua-Dusapin : « L’héroïne et le dessinateur ont un point commun : leur mal-être, leur solitude. Leur rencontre ne se conclut pas sur une histoire d’amour, mais chacun apporte quelque chose à l’autre, en l’aidant à être présent au monde. »

Enes et Mohamed-Lofti : « Pour créer votre univers coréen, vous êtes-vous appuyée sur une recherche documentaire ou sur votre propre expérience ? » Elisa Shua-Dusapin : « Je me suis documentée sur la cuisine, la préparation du poisson. Mais sinon, je me suis inspirée de mes souvenirs. Je suis toujours allée régulièrement en Corée, j’y passais plusieurs semaines, j’y ai même suivi des études universitaires. Donc j’avais des souvenirs : je suis allée à Sokcho un hiver.  Les plages m’ont rappelé les plages normandes de mon enfance, et le lieu correspondait à l’intériorité de la narratrice. Autre exemple, à l’université, j’ai été frappée par le nombre de gens qui envisageaient de recourir à la chirurgie esthétique pour modifier leur visage : en Corée, c’est une pratique très fréquente et valorisée. Cela m’a surprise, et j’ai voulu en parler dans mon livre « 

Sabrina : « Comment avez-vous vécu le succès rencontré par vos livres ? » Elisa Shua-Dusapin : « J’ai été très étonnée. Quand j’ai écrit ce texte, je ne pensais pas le publier un jour. Je ne l’ai envoyé qu’à quatre éditeurs, poussée par mon professeur de français. Le succès a été déstabilisant au début, j’ai dû arrêter mes études pour pouvoir assurer la promotion du livre, notamment à l’étranger. Moi qui étais à l’aise en public quand je faisais du théâtre, j’ai eu des moments de panique avant des passages à la télévision (je ne jouais plus un personnage, je devais me montrer moi). Il me semblait qu’écrire n’était pas un métier, que je ne pouvais pas me qualifier d’écrivain. Maintenant, je commence à arriver à le faire. » Elitza Gueorguieva : « Pour moi aussi, le succès a été déstabilisant, même si c’est heureux. Du jour au lendemain, on devient une personne publique, je me suis interrogée sur l’apparence physique que je devais avoir, sur la nécessité de prendre un pseudonyme… On passe brutalement de l’écriture, qui est une période de grande intimité, à la promotion, où on est tout le temps en représentation. Les critiques, les journalistes s’approprient votre texte. Heureusement, on m’a proposé des résidences d’écrivains, ce qui me permet de retrouver un calme et une solitude propices à la création. »

L’échange, que les élèves avaient soigneusement préparé en cours de français, a été suivi d’une séance de dédicaces.

Green Boys au festival Toiles sous Toile

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Le 18 novembre 2019, les élèves de 1G1 (spécialité « sciences économiques et sociales) et de 1G3 (spécialité « histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ») et leurs professeur.e.s (H. Balan, M. Benamer, P. Martin-Beuzart et M.B. Bouger) ont assisté à la projection de Green Boys d’Ariane Doublet, sous le chapiteau de la Fontaine aux Images à Clichy-sous-Bois. La réalisatrice était présente et elle a répondu volontiers aux questions des lycéens.

Une histoire d’amitié

« Je fais partie d’une association havraise, Des lits solidaires, qui organise l’accueil chez des particuliers de jeunes migrants arrivés en France. C’est ainsi qu’Alhassane est arrivé chez moi au mois d’août. J’habite un petit village de 300 habitants sur le littoral normand. C’est en cherchant des partenaires de foot pour Alhassane que nous avons rencontré Louka (1). » Voilà comment Ariane Doublet explique la genèse de son film, qui montre l’amitié des deux garçons : on les voit arpenter le Pays de Caux, pêcher, construire une cabane, discuter au hasard des rencontres…

Le parcours migratoire d’un jeune Guinéen

Mais le sujet de Green Boys, c’est aussi le parcours d’Alhassane, qui a quitté la Guinée Conakry seul, à l’âge de 14 ans, pour arriver au Havre, deux ans plus tard. Ce parcours est représentatif de celui de tous les migrants qui quittent l’Afrique pour rejoindre un pays d’Europe. Le jeune homme l’évoque par bribes : il a quitté son village de nuit, sans avertir sa mère, après avoir mis de l’argent de côté. Il a marché longtemps, occupant ici ou là des emplois précaires pour gagner de quoi survivre, pouvoir continuer sa route et payer les passeurs. Emprisonné en Libye, il a dû travailler sans être payé. Il a alors été approché par des passeurs qui lui ont fait quitter la Libye de nuit, dans une embarcation trop fragile pour supporter les courants et les vents de la Méditerranée. Secouru avec d’autres naufragés, il s’est trouvé enfermé dans un camp de migrants en Sardaigne, où il est resté six mois. Il reconnaît y avoir « perdu tout espoir », et se serait effondré si un « vieux Sénégalais » ne l’avait pas chaque jour forcé à se lever .

La rencontre avec Ariane Doublet

Alhassane a connu des jours difficiles à son arrivée en France. Après trois jours sans abri, il a été accueilli par des membres de l’association des « Lits solidaires » qui l’ont, dit-il, traité « comme leur propre fils ». L’aide de ces familles a été déterminante quand Alhassane a dû se battre pour faire reconnaître sa minorité, progresser en français puis trouver un stage, avec l’objectif de devenir mécanicien. Les élèves ont posé de nombreuses questions à Ariane Doublet qui leur a expliqué comment s’était déroulé le tournage du documentaire, les a renseignés sur le devenir d’Alhassane et de son amitié avec Louka, et leur a aussi parlé plus en détail de la situation des migrants en France.

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Ariane Doublet (à gauche) et Nathalie Joyeux (organisatrice du festival Toiles sous Toile) le 18 novembre.

 

Antioche à l’Espace 93

Le 28 janvier 2020, les 2nde théâtre, les 1G2 et les élèves de l’atelier théâtre ont assisté à la représentation d’Antioche de Sarah Berthiaume à l’Espace 93.

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Antioche de Sarah Berthiaume / D.R. Espace 93

Accompagnés de Mme Lépy, Mme Benamer, Mme Plaquet, Mme Routis, Mme Leal et Mme Méneret, les élèves ont découvert la pièce Antioche interprétée par une troupe québecoise à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Sarah Berthiaume, la metteuse en scène s’est librement inspirée de la célèbre tragédie Antigone de Sophocle.

Jade a 16 ans et est en pleine quête de sens, coincée entre une mère absente et sa meilleure amie, Antigone, en révolte constante. Elle se réfugie alors sur les réseaux sociaux et développe une relation avec un jeune homme qui semble connaître la vérité sur le sens de la vie. De manière insidieuse, elle se radicalise et décide d’aller le rejoindre à Antioche, en Turquie…

Entre comédie et tragédie, Sarah Berthiaume dresse le portrait de trois femmes révoltées. Conflits intergénérationnels, envie d’ailleurs, transmission des valeurs sont des thématiques prégnantes de cette pièce où les personnages sont en quête d’un idéal de vie.

Angels in America à la Comédie-Française

Le 26 janvier 2020, les élèves de terminale de l’atelier théâtre, Mme Trajan et Mme Méneret ont assisté à la représentation d’Angels in America à la Comédie-Française.

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Angels in America mise en scène par Arnaud Desplechin / D.R. La Comédie-Française

Ce dimanche 26 janvier, les élèves ont eu l’opportunité de découvrir la prestigieuse salle Richelieu de la Comédie-Française située dans le 1er arrondissement de Paris. Ils ont assisté à la représentation de la pièce mythique Angels in America de Tony Kushner, mise en scène par Arnaud Desplechin.

Adaptée à la télévision et à l’opéra, la pièce se déroule aux États-Unis entre 1985 et 1990 sous la présidence de Ronald Reagan. Grâce à une mise en scène exceptionnelle qui emprunte du cinéma et du cabaret, les personnages se croisent et se mêlent entre politique, histoires intimes et religion dans une société américaine fortement touchée par l’épidémie de sida. On y suit Roy Cohn (Michel Vuillermoz), avocat véreux, bras droit de McCarthy, homophobe et raciste qui renie son homosexualité et sa maladie jusqu’à sa mort en 1986. Joe Pitt (Christophe Montenez) est quant à lui un jeune avocat mormon, marié à Harper Pitt (Jennifer Decker), femme psychotique et accro au valium. Il découvre son homosexualité avec Louis Inronson (Jérémie Lopez), lequel quitte Prior Walter (Clément Hervieux-Léger) lorqu’il apprend la maladie de son compagnon. D’autres personnages apparaissent de manière récurrente tel Belize (Gaël Kamilindi), l’infirmier drag-queen, ou le fantôme d’Ethel Rosenberg (Dominique Blanc) qui vient hanter les pensées de Roy Cohn.

D’une pièce qui dure à l’origine 7h, Arnaud Desplechin parvient en 3h à être fidèle à Tony Kushner dans une mise en scène dynamique située entre le réel et le fantastique, et faisant écho avec notre monde contemporain.

 

Un voyage musical pour les 1MEECB et TARCU

Le 10 janvier 2020, les 1MECCB et TARCU ont assisté à une conférence musicale pour appréhender l’histoire des musiques populaires des XXème et XXIème siècles.

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ROM4N, Mary May et Mystic Gordon. D.R. Zebrock

La conférence musicale, organisée dans le cadre du programme annuel Zebrock – La musique en commun avec M. L’Hôpital, Mme Sadaoui et Mme Méneret, proposait aux élèves de voyager dans l’histoire de la musique populaire avec des musiciens professionnels et en présence du directeur de Zebrock, Edgar Garcia.

Pendant trois heures, ROM4N, musicien multi-instrumentiste et chanteur, Mary May, auteure, compositrice et chanteuse et Mystic Gordon, guitariste, ont raconté et interprété en live l’histoire socio-culturelle de la musique des XXème et XXIème siècle depuis le blues et le jazz, en passant par le rock, le rap et le hip-hop. A travers des titres mythiques comme Strange Fruit de Billie Holliday (1939), Ain’t got no de Nina Simone (1968), Rock with you de Mickael Jackson (1979), You know I’m no good d’Amy Winehouse (2006) ou Formation de Beyonce (2017), les élèves ont réalisé que la musique, en plus d’être un moyen d’expression, permet aussi de faire passer des messages forts dans des contextes particuliers : ségrégation raciale aux États-Unis, rêve de liberté, crises économiques, montée des extrémismes…

Eclipse au théâtre de l’Aquarium

Le mardi 7 janvier 2020, les élèves de l’atelier théâtre de Mme Pellan et Mme Méneret ont assisté à la représentation de la pièce Eclipse de Katja Hunsinger au théâtre de l’Aquarium.

Un soir d’été, une jeune femme évoque son frère mort-né. Perdue, elle éprouve un sentiment de manque et souhaiterait pouvoir échanger avec lui. Miraculeusement, lui apparait, tel un fantôme, le chanteur italien Luigi Penco, suicidé d’une balle dans la tempe en 1967. Il accepte d’incarner son frère à condition que celle-ci joue, le temps d’un spectacle, toutes les femmes de sa vie. Elle sera alors la chanteuse Dalida, puis l’actrice Stefania Sandrelli mais également la mère de Tenco. A la plus grande surprise de tous, le vrai frère, devenu musicien aguerri, prend part au jeu.

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D.R. Jean-Louis Fernandez

Incarnée par un trio d’acteurs talentueux, cette pièce musicale est une introspection sur l’absence et sur les conditions de vie de l’artiste. Bien que les élèves se soient parfois perdus dans les nombreux personnages, ils ont été réceptifs à la pièce et ont particulièrement apprécié le jeu des acteurs. Voici un florilège de leurs critiques :

 » La pièce était drôle et parfois émouvante » – Mélissa

« Jeu excellent et acteurs charismatiques » – Adriano

« Lien très intéressant avec la musique » – Destan

 » L’histoire était originale et les comédiens jouaient incroyablement bien, avec une facilité à changer de rôle super rapidement » – Kadidiatou

« Les acteurs avaient une belle voix et la musique était très bien interprétée » – Colette

« Les acteurs avaient beaucoup de talent. C’était merveilleux, magnifique. C’était un moment inoubliable » – Jenny

Les Misérables de Ladj Ly

En décembre 2019, les élèves de 2nde1, 2nde9, 1G1 et 1G4 de Mme Hourlier (lettres) ont assisté à la projection des Misérables de Ladj Ly à la Bourse du travail de Bobigny.

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D.R. SRAB Films – Rectangle Productions – Lyly films

Juillet 2018, la France vient de gagner la Coupe du Monde de football. Les français sont réunis sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris pour fêter la victoire dans un esprit de camaraderie. Quelques jours plus tard, Stéphane (Damien Bonnard) entre à la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans la cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis. Il intègre l’équipe de Chris (Alexis Monenti) et Gwada (Djebril Didier Zonga), des expérimentés du métier. Sur fond de vives tensions entre groupes du quartier, les « bacqueux » sont à la recherche d’Issa (Issa Perica), un gamin soupçonné d’avoir volé le lionceau du cirque voisin. Dans un climat de violence avec les enfants de la cité, ils interpellent Issa et commettent une bavure filmée intégralement par un drone. Des faits qui vont mettre le feu aux poudres…

Avec ce premier long-métrage, Ladj Ly, originaire de Montfermeil, réalise un film coup de poing, sans parti pris, sur les conditions de vie et la réalité du quotidien dans les cités en France. D’ailleurs, les élèves, pour la plupart issus des cités de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, apprécient la justesse du propos et parviennent à s’identifier à l’image de la banlieue dépeinte par le réalisateur. La scène finale, magistrale, ouvre sur une citation de Victor Hugo qui ne laisse pas indifférent : « Il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs« .

 

2079 : les 1MEECB s’imaginent l’avenir

Au mois de novembre 2019, les élèves de la classe de 1MEECB ont créé des fictions radiophoniques en s’imaginant l’avenir en 2079 pour le festival Africolor.

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La classe média de 1MEECB, M. L’Hôpital et Mme Méneret ont eu l’opportunité de travailler durant tout le mois de novembre avec des reporters radio autour du festival Africolor. En compagnie de Soro Solo, célèbre journaliste de France Inter (L’Afrique enchantée, L’Afrique en Solo), Sarah Lefèvre, reporter sur RFI et Simon Decreuze, réalisateur et artiste du son, les élèves ont imaginé l’avenir en 2079.

Pendant douze heures, divisés en trois groupes distincts, les élèves ont travaillé sur l’écriture de fictions radiophoniques à partir de la question suivante : Comment vous imaginez-vous 2079 ? La thématique a entrainé des discussions et débats. En effet l’avenir est-il rêvé ou au contraire est-il davantage dystopique ? Chaque groupe s’est ensuite lancé dans l’écriture du scénario puis a rédigé le papier radio qui sert de conducteur lors de la prise de son. Enfin, Sarah a pris le temps d’enregistrer tous les groupes en ayant des conseils avisés pour chacun sur la prise de parole.

« 2079 : l’Afrique déchaînée » à l’Espace 93

Le 7 décembre 2019, les 1MEECB ont assisté à la vraie fausse émission « 2079 : l’Afrique déchaînée » dans le cadre du festival Africolor à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Les journalistes et intervenants Soro Solo, Vladimir Cagnolari, Binda Ngazolo et Hortense Volle organisaient une émission de radio en 2079, dans un monde où les rapports Nord-Sud se sont inversés. Cette radio panafricaine décidait de délocaliser en France pour une série d’émissions spéciales consacrées aux actualités en Afrique. La France est alors devenue un pays du NTM (Nouveau Tiers Monde) dans lequel les difficultés sociales et économiques poussent les jeunes à émigrer vers l’Afrique. Entre interviews et reportages, un groupe de la classe de 1MEECB a eu la chance d’entendre sa fiction « La révolution des robots » qui dépeint un avenir catastrophique de l’humanité.

La révolution des robots par Mohammed, Ibrahim, Jeffrey, Yassine et Ali de 1MEECB :

August-Ho par Musap, Gabriel, Owen, Aïssam, Moumina, Nouha, Aubin et Emir de 1MEECB :

 

La soirée s’est clôturée par un concert de l’Orchestre du grand Bamako qui a revisité des grands classiques de la musique malienne dans une ambiance festive.

 

 

Swagger au Festival Toiles sous Toile

Le jeudi 21 novembre 2019, les classes de 2GA, 2MEECC et 1MEECB et leurs professeur.e.s (Mme Sadaoui, M. Roumegoux, M. Luis, M. Vagba, M. L’Hôpital et Mme Méneret) ont assisté à la projection du film Swagger d’Olivier Babinet dans le cadre du Festival de cinéma documentaire Toiles sous Toile au chapiteau de la Fontaine aux Images de Clichy-sous-Bois.

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Swagger d’Olivier Babinet / D.R. Allocine

Swagger est un film documentaire qui nous transporte dans le quotidien de onze adolescents d’un collège situé au cœur des cités de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois. Leurs réflexions  percutantes, drôles et émouvantes révèlent des personnalités singulières. A travers des scènes de comédie musicale et de science-fiction, leurs paroles et leurs rêves prennent tout leur sens.

Un temps d’échange avec le réalisateur

Après la projection, les élèves ont l’opportunité de poser des questions au réalisateur, Olivier Babinet. Le film est particulièrement bien reçu par le public du chapiteau de la Fontaine aux Images. Des jeunes se sont identifiés aux personnages, à leurs difficultés, leurs angoisses mais aussi à leurs fantasmes.

Des élèves interrogent Olivier Babinet sur son choix de tourner à Aulnay-sous-Bois. L’idée de réaliser un long-métrage au collège Claude-Debussy est née suite à la mise en place d’ateliers de cinéma, puis d’une résidence de deux ans au sein de l’établissement. Durant cette période, le réalisateur prend le temps d’observer les jeunes et de découvrir des personnalités uniques et attachantes. Swagger est tout simplement une ode à l’adolescence, période marquée par le doute mais également par de nombreux rêves.