À la découverte des peintres du XIXème siècle

Le 30 mars 2018, les élèves de 2nde 1 et 2nde 2 de Mme Trajan (lettres) ont découvert les peintures exposées au Musée d’Orsay à Paris. Retour sur leurs impressions et sur leur rapport aux œuvres.

nuage de mots

Nous sommes allés au musée d’Orsay en car. Le trajet a été agréable. Arrivés devant le musée, nous avons pu constater que la visite commençait à l’extérieur, où il y avait toutes sortes de statues. À l’intérieur, une fois la sécurité passée, on nous a équipés d’écouteurs afin de pouvoir suivre les explications de la guide. Lors de la visite, nous avons observé de nombreux tableaux des peintres Millet, Courbet, Monet, Renoir ou Pissarro. Nous avons découvert un mouvement pictural nouveau, l’impressionnisme.

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Pourquoi aller au musée si l’on peut voir les œuvres en reproduction ?

S’il est impossible de se rendre dans tous les musées du monde, aller au musée est toujours une expérience enrichissante. Ainsi, nous pouvons voir directement les œuvres et nous en faire notre propre avis.

Cependant, le rôle d’une reproduction est important. Elle « reproduit » fidèlement l’œuvre afin que tout le monde puisse la contempler, car elle est beaucoup plus accessible. En effet, une reproduction est plus maniable ; de plus, si on l’abîme, ce n’est pas très grave, alors que l’original est fragile. Ainsi, on peut prendre connaissance des œuvres sans faire de longs voyages jusqu’aux musées où elles sont exposées.

Pourtant, c’est évident ! Ce n’est pas pareil de voir une œuvre dans un livre et en vrai. C’est toujours mieux de découvrir l’œuvre de nos propres yeux et d’être en contact direct avec elle. Lorsqu’on regarde les photos, on n’a pas l’aspect de grandeur : les originaux peuvent être plus grands ou plus petits. On peut remarquer que les couleurs sont plus ou moins lumineuses par rapport aux reproductions vues en classe. Les détails, comme les reflets et les traits de visage de personnages, non visibles sur la reproduction, sont en réalité  fascinants. Aussi, chaque visiteur a un point de vue différent. On peut étudier les toiles pour essayer de les imiter, car le musée est aussi un lieu où l’on peut trouver de l’inspiration…

Bref, aller au musée d’Orsay, c’était vraiment bien ! La guide nous a expliqué en détails le contexte et l’ambiance de l’époque. C’était très captivant. C’était aussi super beau ! Surtout les paysages qui étaient très lumineux.  Pour certains, on aurait dit une fenêtre ouverte, devant laquelle on était complètement absorbé par la contemplation.

Nous remercions Mme Ozeray, proviseure du lycée, Mme Olière, professeure d’anglais et M. Favier-Bouanga, professeur de mathématiques de nous avoir accompagnés.

Article mis à jour en septembre 2018 avec les contributions de :

Colette, Hakima, Emmanuella, Aminata, Chaïma, Leïla, Inès et Bilal.
Compilation et synthèse : Inès Serhane
Nuage de mots réalisé à partir des textes des élèves par Kayliane et Walid
Photographies : Mme Trajan

 

Les 1ES/L et les 1MEECC au Radio Live

Les 1ES/L et les 1MEECC ont été réunis dans le cadre d’un projet radio proposé par Adeline Préaud, chargée de relations avec le public à la Maison des Métallos (Paris 11e), Caroline Gillet et Aurélie Charon, journalistes chez Radio France. L’objectif final : participer à l’émission Radio Live autour de la thématique des relations parents-enfants.

Les mercredis 9 et 30 mai 2018, les deux classes, accompagnées de Vincent L’Hôpital (Maths-Sciences), Olympe Routis (Arts appliqués), William Mancey (Histoire-Géographie) et Morgane Méneret (Documentation) accueillent les journalistes en salle de réunion au lycée pour deux sessions d’échanges et d’initiation au documentaire radiophonique.

Aurélie Charon et Caroline Gillet parcourent le monde dans le but de donner la parole aux jeunes. D’Alger à Moscou, en passant par Gaza et New Delhi, les témoignages de la nouvelle génération permettent de rendre compte de leurs engagements alors même que leurs quotidiens et réalités sont différents.

Les élèves écoutent attentivement les documentaires choisis par les journalistes et réalisent que la radio est un moyen efficace pour interroger des proches de manière intimiste. Ils doivent alors réaliser une interview avec la personne de leur choix sur les différences générationnelles. Certains élèves jouent le jeu et font parvenir des travaux remarquables avec des témoignages poignants. Pour beaucoup, ce fut un moment privilégié de partage pendant lequel ils ont pu recueillir des récits de leurs proches dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence.

Pour écouter les enregistrements des élèves, c’est ici : Soundcloud.

Invitation au Radio Live

Le mardi 26 juin 2018, la Maison des Métallos nous réserve des places pour assister au Radio Live de Caroline et Aurélie : une émission de radio sur scène mêlant témoignages, musique, vidéos et archives qui permet de réunir des jeunes engagés du monde entier autour d’un même thème. Amélie Bonnin, dessine en direct au fil des récits et Dom La Nenna intervient lors de petites sessions musicales. Autour de la thématique « Parents-enfants« , les journalistes accueillent :

  • Sumeet Saamos, indien de 25 ans installé à New Delhi. Il a grandi à Koraput District dans un bidonville. Jeune Dalit de la communauté Dom, il fait partie des Intouchables : ces parias de la société, victimes du système de castes encore très présent dans les mentalités. Il a heureusement pu intégrer l’Université et est engagé politiquement autour de la question des droits de l’Homme.
  • Sylvie Loucard, sénégalaise de 19 ans installée à Dakar. Elle a grandi à Kolda dans le sud du Sénégal. Dans la maison de son grand-père et de ses trois femmes, ils étaient au moins 30. Elle a toujours été « garçon manqué », cachait son pantalon sous sa jupe pour aller à l’école et n’a jamais trop fréquenté les cuisines. Elle lutte aujourd’hui dans son pays pour le droit des femmes et contre l’excision.
  • Sara Ahmad, 25 ans, et sa mère, syriennes installées en France. Sara a grandi à Damas, où elle rencontre, au tout début de la Révolution en 2011, Amer, jeune journaliste qui deviendra son mari quelques années plus tard en exil. Tous deux ont participé aux manifestations.

 

Le Radio Live permet encore une fois d’écouter des récits de vie spontanés qui résonnent en chacun de nous. Aurélie et Caroline valorisent le travail de nos élèves en diffusant des extraits de leurs enregistrements en début d’émission. C’est un moment suspendu qui ouvre nos lycéens à d’autres manières d’appréhender le monde. Espérons que nous puissions reconduire ce projet l’année prochaine !

 

 

Cultuversité – 2ième rencontre – cette fois-ci à Berlin

Pas facile de partir ce coup-ci, avec des grèves des aiguilleurs du ciel qui nous ont fait repousser notre départ pour Berlin de deux jours et demi, mais finalement les 15 élèves du lycée Alfred Nobel (2ndes et 1ères STMG et Générales) ont embarqué dans l’avion le 29 mai 2018 et ont retrouvé leurs camarades de la Dr.-Otto-Rindt-Oberschule Senftenberg (Brandebourg) pour passer une semaine inoubliable.

Le temps était au rendez-vous et sous un ciel bleu et 32°C, nous avons pu découvrir des lieux insolites de Berlin que nous a montrés notre animatrice linguistique Audrey Houillon. Nous avons aussi vu les «incontournables » berlinois : le Reichstag, l’Alexanderplatz, le mémorial de l’Holocaust, le Tränenpalast, le Berliner Ensemble…

Grâce aux Allemands qui ont travaillé d’arrache-pied (car notre séjour était écourté), notre exposition a été inaugurée, comme prévu, le jeudi 30 mai, dans l’école de nos partenaires. Les élèves allemands étaient libérés de cours à cause de la forte chaleur (et oui !!!!), mais l’équipe cuisine nous a quand même préparé un buffet avec des produits récoltés dans le potager de l’école. M. Losch, le proviseur, nous a montré l’établissement, a répondu à d’innombrables questions de la part des élèves français et a terminé sa visite par un morceau endiablé qu’il a joué sur la batterie en salle de musique. Il ne restait que peu de temps pour découvrir la ville et notamment le lac et le port de Senftenberg avant que le proviseur et Boris Bocheinski, responsable du projet et de l’atelier photo, ne donnent le coup d’envoi de l’exposition. Celle-ci qui mêlait les images réalisées à Paris au mois de février à celles prises à Berlin sous le thème Cultuversité – ou «Les visages de la ville – Paris & Berlin reflètent leurs spécificités et leurs différences.» a beaucoup plu aux nombreux parents et au représentant de la municipalité qui se sont déplacés pour l’occasion et elle continuera sa vie pendant tout l’été dans les locaux de la Mairie de Senftenberg.

Les moments forts de la rencontre -qui reviennent dans tous les récits- ont indéniablement été la pizza géante et le tour de vélo dans Berlin (voir les images).

Nous sommes rentrés fatigués mais heureux et souhaitons dire un grand merci à toutes celles et ceux (Mme Ozeray, M. Losch, Boris Bocheinski, l’OFAJ, les municipalités Senftenberg et Clichy-sous-Bois, la société LVMH, le Lycée Alfred Nobel, la coopérative des enseignants de la Dr.-Otto-Rindt-Oberschule, Clever e.V., les structures Peuple et culture, LAI 18, ajb gmbh)  qui nous ont permis de faire ce voyage et à tous les parents qui se sont levés à l’aube pour emmener les élèves à l’aéroport.

Les 2nde3 rencontrent des journalistes

Dans le cadre de l’AP, Julie Lépy (lettres), Morgane Méneret (professeure-documentaliste) et les 2nde3 ont rencontré des journalistes de Reporter Citoyen.

C’est à l’initiative d’Adeline Préaud de la Maison des Métallos que les élèves de 2nde3 ont la chance de rencontrer des étudiants journalistes de Reporter Citoyen, un organisme faisant partie intégrante de l’École des Médias et de l’Information située à Paris, Porte de Bagnolet.  L’objectif de la formation est de faire découvrir les métiers du journalisme aux jeunes des quartiers populaires en leur proposant une initiation plurimédia gratuite sur trois ans.

Reporter Citoyen

Alexandre, Ndeye, Moussa et Mehdi.

Sana Sbouai, cheffe de projet, est accompagnée de Mehdi Mansouri, Moussa Wagué, Ndeye Samb et Alexandre Ben Hamida, étudiants chez Reporter Citoyen. Pendant une heure, chacun témoigne de son parcours, de sa vision du métier de journaliste et de son expérience acquise au sein de la formation. Le dispositif leur a permis de découvrir l’ensemble des missions inhérentes au métier de journaliste, de se former à la production audio et vidéo, de faire des rencontres marquantes et de couvrir des événements de renom tels l’Euro 2016, la COP 22 au Maroc ou les élections présidentielles françaises de 2017. Ils ont réalisé qu’être journalistes en France est une chance alors que dans certains pays pratiquant la censure, c’est un métier à risque où il est possible d’encourir la peine de mort.

Aiguiser son esprit critique

La deuxième heure est consacrée à la fiabilité des images qui circulent sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Les étudiants de Reporter Citoyen forment les élèves à avoir un regard aiguisé sur les images en utilisant des outils de recherche inversée comme le site Tineye. Ils découvrent également les sites parodiques Le Gorafi et Nord Presse et le site des Décodeurs du Monde qui permet de démêler le vrai du faux en démontant les fake news de manière argumentée.

 

 

 

Les 1MEECC deviennent graphistes

Les 2 et 15 mai 2018, les 1MEECC avec Vincent L’Hôpital (maths/sciences) et Morgane Méneret (professeure-documentaliste) ont eu l’opportunité d’accueillir des professionnels de l’image dans le cadre du programme « Mon œil – La fabrique du regard » proposé par le Bal (Paris 18e). Retour sur deux interventions passionnantes.

Le mercredi 2 mai 2018, Claire Boucharlat, conférencière au Bal vient à la rencontre des élèves pour les initier à l’analyse des images. En écho avec la thématique de l’année « Montrer l’invisible« , elle souhaite éveiller leur sens critique en leur montrant qu’une image nait de l’intention d’une personne et qu’elle n’est par conséquent jamais neutre. De la planète Terre prise en 1968, en passant par une œuvre de Meret Oppenheim, jusqu’à des photos de sites archéologiques, les élèves se rendent compte que derrière une image se cache un point de vue, un contexte particulier et un message à transmettre.

Dans la peau de producteurs d’images

Le mardi 15 mai 2018, dans la continuité de la première séance, la classe accueille Maxime Bersweiler et Soukvilay Cordier, designers graphiques indépendants chez Maxisouk. Après avoir présenté leur entreprise et leur métier, ils montrent quelques travaux aux élèves (flyers, affiches de cinéma, cartes de visite, logos…) en leur expliquant que pour chaque création, ils doivent respecter scrupuleusement un cahier des charges imposé par leurs clients. Ils analysent ensuite deux affiches cinématographiques en posant les questions suivantes : de quel genre de film s’agit-il ? Comment le savez-vous et pourquoi ? Les 1MEECC comprennent que la charte graphique est très importante. La typographie, les nuanciers de couleurs, la disposition des personnages nous révèlent beaucoup de choses sur le film. Finalement, nous possédons tous les codes qui nous permettent d’appréhender une image, même si nous le faisons souvent de manière inconsciente.

Après la théorie, place à la pratique. Par groupe, les élèves se mettent dans la peau des graphistes pour réaliser une affiche du film Valley of Shadows. Pour indices, ils ne disposent que d’une bande son inquiétante, du synopsis, de citations médiatiques, de crédits et bien-sûr, de photos. En comité artistique, à eux de créer un visuel qui corresponde à l’ambiance et au genre du film. Après découpage, assemblage et collage, voici les productions inspirées des 1MEECC :

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Commémoration du 8 mai 1945

Des élèves du lycée ont participé à la cérémonie de commémoration de l’armistice du 8 mai 1945.

Yasmine Guerraiche (2nde4), Sanaa Jerroudi (TESL), Anissa Moulaï-Hacene (TESL) et Zineddine Nouioua (1STMG1), représentants du Conseil de Vie Lycéenne (CVL) ont assisté à la cérémonie du 8 mai 1945 organisée par la Mairie de Clichy-sous-Bois. Ils ont fait une magnifique lecture à quatre voix d’un texte de Pierre Brossolette, journaliste et résistant français, arrêté par la Gestapo et mort en 1944.

1945

Anissa Moulaï-Hacene, Zineddine Nouioua, Sanaa Jerroudi et Yasmine Guerraiche.

Les 2nde4 entrent en scène

Les 11 et 12 avril 2018, les 2nde4 se sont produits sur scène au Théâtre de l’Aquarium (Paris 12e) avec trois autres classes d’Ile-de-France. Retour sur deux journées de consécration d’un projet annuel intense.

Le projet (En)Jeux des possibles est né de la volonté de François Rancillac, directeur du théâtre de l’Aquarium, d’aider les jeunes à trouver leur « voix » à travers un parcours mêlant spectacles, ateliers de théâtre, chorégraphie et art oratoire.

Tout au long de l’année, les élèves de la classe théâtre de Marie Pellan (lettres) ont la chance d’assister à trois représentations qui ont pour fil rouge de questionner nos choix et notre capacité à agir individuellement et/ou collectivement : Angels in America de Tony Kushner, Constellations de Nick Payne et Mille francs de récompense de Victor Hugo. En parallèle, François Rancillac, Aurélie Van Den Daele, metteure en scène, Jessica Pinhomme, responsable des relations publiques, Habiba, professeure de chant et Valérie, chorégraphe sont venus au lycée afin de mener des ateliers d’écriture, de théâtre, de danse et de chant.

2nde 4

Les 2nde4 au Théâtre de l’Aquarium

Les journées du 11 et 12 avril 2018 sont l’aboutissement de ce projet d’envergure mené avec quatre établissements scolaires. Les 2nde4, Marie Pellan, Morgane Méneret et Mélanie Stouff (professeures-documentalistes) rencontrent les élèves et professeurs du collège République de Bobigny, du lycée Georges Clémenceau de Villemomble et du lycée Charles Péguy de Paris avec lesquels ils vont travailler pendant deux jours pour aboutir à un spectacle final.

Chaque groupe répète intensément textes, chorégraphies, mises en scène, chants entre plateau et coulisses. La tâche n’est pas aisée, le rythme soutenu et le stress présent mais tous se concentrent et travaillent d’arrache-pied. Puis vient la répétition générale où l’on passe par toutes les émotions : la tension monte, certains esprits s’échauffent, d’autres intériorisent. Serons-nous prêts à temps ?

Les 2nde4 au Théâtre de l'Aquarium

Répétitions sur le plateau

Les 2nde4 au Théâtre de l'Aquarium

Répétition sur le plateau

C’est l’heure fatidique. Les élèves sont contents de voir quelques parents, amis et professeurs présents dans la salle pour assister au spectacle. Pour eux, pour Mme Pellan, c’est promis, ils donneront tout ! Avant la représentation, retour au calme et à la concentration. Les exercices de respiration et de méditation sont de mise. Puis vient la première entrée en scène des 2nde4, un moment suspendu et émouvant ! Le spectacle défile, tout se passe à merveilles, et le public est ravi. Les élèves, applaudis sous le feu des projecteurs, peuvent être fiers de leur parcours et de leur progression fulgurante !

Les 2nde4 au Théâtre de l'Aquarium

Répétition sur le plateau

(En)Jeux des possibles fait partie de ces projets qui marquent les élèves autant que l’équipe pédagogique. Le théâtre est le moyen privilégié pour révéler les personnalités de chacun et créer une véritable cohésion de groupe. Quoi de plus enrichissant que de voir des élèves qui ne se prédestinaient pas spécialement au théâtre devenir des acteurs talentueux et épanouis ? C’est à eux maintenant de choisir de poursuivre ou non dans cette voie artistique. En espérant que ce projet ait semé quelques graines dans leurs têtes…